GE Belfort: des politiques accusent Macron d’être le « responsable » d’un « désastre » industriel
Plusieurs responsables politiques sont montés au créneau mercredi pour dénoncer la "responsabilité" d'Emmanuel Macron dans le...

GE Belfort: des politiques accusent Macron d’être le « responsable » d’un « désastre » industriel

Plusieurs responsables politiques sont montés au créneau mercredi pour dénoncer la "responsabilité" d'Emmanuel Macron dans le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Plusieurs responsables politiques sont montés au créneau mercredi pour dénoncer la "responsabilité" d'Emmanuel Macron dans le dossier General Electric à Belfort et le calendrier de l'annonce de la suppression d'un millier d'emplois, juste après les élections européennes.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a appelé sur Twitter les Français à "regarder en face les manoeuvres de leurs dirigeants, dont les conséquences sociales sont cataclysmiques sur leurs emplois", en retweetant un article de Jean-Charles Hourcade, ex-directeur général adjoint du groupe Thomson, publié sur le site du Figaro sous le titre "1.000 emplois supprimés par General Electric: l'histoire d'un piège américain et d'une trahison française".

Sur Sud Radio, le député LR Julien Aubert a évoqué "un mensonge d'État, parce qu'on a un plan social qui survient après les élections". "On peut faire des moulinets comme le ministre de l'Economie actuellement en disant je crois à des solutions industrielles. La réalité c'est que nous avons bradé un joyau industriel", a-t-il accusé.

Pour l'eurodéputée LFI Manon Aubry, l'annonce de ces suppressions de postes "tombe opportunément après les européennes alors que Macron est le responsable direct de ce désastre et qu'un de ses proches est aux manettes du plan social", a-t-elle tweeté, en référence au patron de GE France, Hugh Bailey, ancien conseiller d'Emmanuel Macron alors ministre de l'Economie.

M. Bailey, "négociateur de la vente d'Alstom à GE, est l'auteur de ce désastre industriel, annoncé 48h après les européennes! Honteux! Symbole d'une France corrompue !", a abondé le secrétaire national du PCF et député du Nord Fabien Roussel sur Twitter.

Le député LFI Eric Coquerel a également dénoncé "cette catastrophe industrielle décidée par Macron" et a qualifié de "mensonges" les propos de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye mercredi sur France Inter.

Evoquant la chute de la production de turbines à gaz sur le site de Belfort, elle a évoqué "l'évolution de la société et la transition écologique" pour "expliquer la situation de l'entreprise".

"Et les éoliennes marines dont GE s'apprête à arrêter la production c'est dépassé ?", a répondu M. Coquerel.

"Ne laissons pas Sibeth Ndiaye faire croire que les suppressions d'emplois de Général électrique (sic) à Belfort seraient justifiées par des raisons écologiques. Archi faux!", a abondé la sénatrice CRC Marie-Noëlle Lienemann, membre de la commission des Affaires économiques au Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le