Gel de la taxe sur les carburants : « Le Sénat est dans une posture politique » tacle Didier Guillaume
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume est revenu sur la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants par le Sénat qu’il accuse d’être « dans une posture politique ».

Gel de la taxe sur les carburants : « Le Sénat est dans une posture politique » tacle Didier Guillaume

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume est revenu sur la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants par le Sénat qu’il accuse d’être « dans une posture politique ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

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Le gouvernement a-t-il entendu la colère des gilets jaunes ? Ce matin Emmanuel Macron va tenter de reprendre la main. A l’occasion de la présentation de la programmation pluriannuelle de l’énergie jusqu’en 2028, le Président devrait détailler les mesures d’accompagnement du «pacte social»  et détailler le « Haut Conseil pour le climat », qu’il installera officiellement ce mardi.

Hier, le Sénat a supprimé la hausse de la taxe carbone prévue pour 2019. Une mesure que la Haute assemblée avait déjà adoptée l’année dernière, craignant notamment que la hausse de la fiscalité des carburants soit « déraisonnable » et fasse naître une nouvelle vague de « bonnets rouges ». « Le problème du Sénat est qu’il dans une position politique, une posture politique » déclare Didier Guillaume. Il ajoute : « le problème n’est pas de supprimer les taxes mais de faire en sorte que demain on vive mieux sur cette planète. Si nous disons que nous allons amoindrir les taxes et attendre de façon transitoire : oui. Si on dit, on arrête tout ce qui a été mis sur la transition écologique : non, car on ne s’occupe pas de nos petits enfants et arrière petits enfants. »

Face aux revendications du mouvement des gilets jaunes, Brigitte Bourguignon, la présidente LREM de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, a appelé vendredi dernier à voter « un moratoire d’un trimestre sur les hausses de taxes sur les carburants » : « Je ne pense pas qu’il faille parler de moratoire «  répond le ministre. « Il faut répondre aux Français qui souffrent et pour répondre il faut leur dire des choses simples (…) Il faut avoir de l’empathie et de la considération pour les Françaises et les Français. »

La répartition des produits sur la taxe sur les hydrocarbures fait partie des points de crispation. Elle  constitue environ 60% du prix du carburant et ne profite que partiellement à la «transition énergétique». Quant aux hausses décidées par l'exécutif, elles bénéficieront presque entièrement au budget général de l'État. Pour Didier Guillaume « Le produit de la hausse des taxes va à l'écologie et  La question n'est pas celle-là . » Il conclut : «  Ce qui m’importe, c’est les gilets jaunes mais aussi toute la France qui souffre et notamment la France rurale. »

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