Georges Fenech : « nous allons vers une défaite programmée »
Le député du Rhône, à la tête des parlementaires favorables à un plan B, assure sur Public Sénat et LCP n’être « jamais revenu en arrière ». Il appelle, une nouvelle fois, le candidat de la droite à renoncer et à « prendre toutes ses responsabilités ».

Georges Fenech : « nous allons vers une défaite programmée »

Le député du Rhône, à la tête des parlementaires favorables à un plan B, assure sur Public Sénat et LCP n’être « jamais revenu en arrière ». Il appelle, une nouvelle fois, le candidat de la droite à renoncer et à « prendre toutes ses responsabilités ».
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

À la tête de la fronde des parlementaires LR qui réclament le retrait de François Fillon depuis des jours, le député maintient sa position. Invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP, Georges Fenech réaffirme être « pour cette solution », précisant que « ce n’est pas trahir sa famille politique que de le dire ». « Je suis très pessimiste. Je vois bien, au contact direct des électeurs, que nous sommes en train d’aller vers une défaite annoncée et programmée, cela m’inquiète énormément. Nous avions un boulevard, quel gâchis », se désespère ce proche de Nicolas Sarkozy, avec lequel il affirme n’avoir eu aucun contact ces derniers jours.

Georges Fenech appelle de nouveau François Fillon à renoncer
01:41

« Au-delà de sa personne, c’est tout l’avenir du pays qui en jeu, et j’allais dire aussi, de l’Europe. »

« Je regrette qu’il n’y ait pas eu une plus grande mobilisation »

Interrogé sur l’issue réunion des frondeurs de son camp ce lundi soir, Georges Fenech a affiché sa déception :

« Oui je regrette qu’il n’y ait pas eu une plus grande mobilisation, notamment mardi dernier. La mobilisation, il faut le reconnaître, s’est faite en faveur de François Fillon. Mais il y a ce qu’il ce dit ouvertement, et puis évidemment ce que nous disons entre nous ». Pas un « manque de courage », selon lui, mais l’expression d’une « forme de discipline » et d’un parti qui « se serre les coudes » en cas de difficultés. Selon le député, « une bonne vingtaine de personnes » étaient « en contact par téléphone ou par email » avec son groupe présent au Bourbon lundi soir.

Malgré l’annulation demande de réunion du bureau politique des Républicains, Georges Fenech assure n’être « jamais revenu en arrière ».

Dans ce contexte, les frondeurs risqueront-ils un nouvel appel ? « Je n’exclus rien aujourd’hui. J’attends de voir l’évolution. Tous les jours on guette ce qui se passe. »

« S’il se maintient jusqu’au bout, il est évident que je voterai pour lui. »

« François Fillon fait la même analyse que moi »

Dans son plaidoyer pour le plan B, le député rappelle les déclarations tenues par le candidat face au groupe mardi. « Je crois qu’au fond François Fillon fait la même analyse que celle que je fais. Il voit bien que la situation est compliquée : il nous l’a dit en réunion mardi. […]  Il a bien envisagé cette situation [le plan B, NDLR] : c’est tout à son honneur d’avoir une espèce de sacrifice personnel dans l’intérêt du pays. Là où je diverge avec lui, c’est sur sa conclusion il n’y a pas de plan B. Moi je ne peux pas croire que dans ma famille politique il n’y ait pas de personnalité ».

En attendant, l’ancien magistrat considère que « judiciairement, François Fillon peut tenir » et  qu’« il n’y a pas d’empêchement à caractère juridique », mais qu’en cas de citation directe, « ce sera très lourd à porter ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le