« Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence », rappelle Aurore Bergé
Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre de l’Action et des Comptes publics après un dépôt de plainte pour viol. Féministe revendiquée, la députée LREM justifie le maintien du ministre au sein du gouvernement et souligne qu’il n’a pas été mis en examen.  

« Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence », rappelle Aurore Bergé

Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre de l’Action et des Comptes publics après un dépôt de plainte pour viol. Féministe revendiquée, la députée LREM justifie le maintien du ministre au sein du gouvernement et souligne qu’il n’a pas été mis en examen.  
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le Premier ministre a édicté une règle qui est très claire : à partir d’une mise en examen vous n’êtes plus en capacité, ne serait-ce que pour organiser votre défense, d’être sereinement au sein du gouvernement », rappelle la députée LREM, ce lundi dans la matinale de Territoires d’Infos.

Une règle qui n’a pas profité à François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez qui ont quitté le gouvernement suite aux soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires au sein du MoDem. « François Bayrou, a fait le choix (de démissionner du gouvernement NDLR) parce qu’il considérait qu’en tant que garde des Sceaux c’était compliqué pour lui », justifie Aurore Bergé.  

« Il ne faut pas non plus que la présomption d'innocence devienne une présomption de culpabilité »

Féministe revendiquée, Aurore Bergé tient à rappeler qu’elle était « très favorable à tout le mouvement qui permettait que la parole des femmes soit enfin beaucoup plus entendue. » Pour autant, elle se veut prudente et insiste, « il ne faut pas que la présomption d’innocence soit balayée demain par une présomption de culpabilité. »

« Si on veut que la parole des femmes soit écoutée, alors il ne faut pas non plus que la présomption d'innocence devienne une présomption de culpabilité, sinon on ne vivra plus dans un État de droit », poursuit Aurore Bergé.  

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

« Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence », rappelle Aurore Bergé
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

« Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence », rappelle Aurore Bergé
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le