C’est une enquête de Mediapart qui met en cause l’acteur français, déjà mis en examen pour viol. La ministre de la Culture a redoublé de prudence pour commenter ces révélations ou 13 femmes accusent Gérard Depardieu, de violences sexuelles ou sexistes.
« Dès que j’entends des femmes s’exprimer en nombre j’écoute cette parole qui se libère, et je pense qu’il faut respecter cette parole qui se libère », affirme directement Rima Abdul-Malak, soucieuse de respecter la libération de la parole chez les femmes victimes d’agressions sexuelles. « C’est dans la continuité du mouvement MeToo qui a commencé avec le cinéma », a rappelé la ministre de la Culture, sans nécessairement étayer son propos, ou les mesures mises en œuvre par le gouvernement pour favoriser la libération de la parole. La ministre reconnaît que MeToo est « un mouvement très important qui a bousculé nos mentalités et il faut faire en sorte que ces drames ne se reproduisent pas ».
« Je ne peux pas me substituer à la justice »
Rima Abdul Malak est ensuite revenue sur un registre classique en souhaitant que la justice puisse travailler sereinement, dans le respect de la présomption d’innocence. « Je ne peux pas me substituer à la justice qui devra se prononcer sur ces plaintes si ce sont bien des plaintes », affirme la ministre de la Culture qui ne se risque pas à commenter les éventuelles plaintes qui pourraient être instruites par la justice. « J’espère que l’on pourra clarifier, du point de vue du droit, car la présomption d’innocence est aussi un élément important de notre Etat de droit et en tant que ministre je ne peux pas l’oublier », a conclu Rima Abdul Malak