Gérard Larcher à Zelensky : « Pour la première fois de notre histoire parlementaire, nous accueillons le président d’un pays en guerre »
« L’inadmissible est en train de se produire : la guerre en Europe, aux portes de l’Union européenne, la guerre en Ukraine », a dénoncé le président du Sénat, Gérard Larcher, avant la prise de parole en vidéo du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant les députés et sénateurs.

Gérard Larcher à Zelensky : « Pour la première fois de notre histoire parlementaire, nous accueillons le président d’un pays en guerre »

« L’inadmissible est en train de se produire : la guerre en Europe, aux portes de l’Union européenne, la guerre en Ukraine », a dénoncé le président du Sénat, Gérard Larcher, avant la prise de parole en vidéo du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant les députés et sénateurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Le moment est solennel, les circonstances, inédites ». Avant d’entendre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui s’est adressé ce mercredi au Parlement français par un message vidéo en direct, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a souligné le caractère exceptionnel du moment. « Pour la première fois de notre histoire parlementaire, nous accueillons le président d’un pays en guerre, d’un pays à la capitale assiégée, sur laquelle les frappes redoublent d’intensité en ce moment même. Car l’inadmissible est en train de se produire : la guerre en Europe, aux portes de l’Union européenne, la guerre en Ukraine », a regretté Gérard Larcher.

« Le temps n’est pas seulement à l’émotion, il est avant tout à l’action » soutient Gérard Larcher

Dénonçant « la folie meurtrière des autorités russes », le sénateur salue « les Ukrainiens, civils et militaires, (qui) résistent jusqu’à l’héroïsme ». « Je souhaiterais […] que nous nous levions et applaudissions afin de rendre hommage au peuple ukrainien et à vous-même, Monsieur le Président », ajoute Gérard Larcher. Le président du Sénat exprime ainsi le « soutien » des parlementaires « pour aujourd’hui et l’avenir ».

« Le temps n’est pas seulement à l’émotion, il est avant tout à l’action », ajoute le président de la Haute assemblée, devant les sénateurs réunis pour écouter le président ukrainien. Affirmant que « l’Ukraine appartient à la famille européenne », il salue au passage le « respect (du président ukrainien) pour l’institution parlementaire, qui distingue votre pays de ses adversaires ».

Richard Ferrand : « La France condamne ces actes et ces bombardements indiscriminés visant les populations civiles »

Dans la foulée, le président LREM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a exprimé « l’honneur » d’accueillir Volodymyr Zelensky « au sein de l’Assemblée nationale ». Dénonçant les attaques de l’armée russe, il affirme que « la France condamne ces actes et ces bombardements indiscriminés visant les populations civiles. Cela doit s’arrêter immédiatement ». « Dans ces circonstances tragiques, le peuple ukrainien fait preuve d’une résistance admirable », conclut Richard Ferrand, « nous demeurons à vos côtés ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Gérard Larcher à Zelensky : « Pour la première fois de notre histoire parlementaire, nous accueillons le président d’un pays en guerre »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le