Gérard Larcher : «L’insécurité n’est pas un sentiment, c’est une réalité»
Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), invité de la matinale de Public Sénat ce 9 septembre 2020 appelle le gouvernement à finaliser le livre blanc sur la sécurité et à améliorer la réponse pénale pour lutter contre les violences.

Gérard Larcher : «L’insécurité n’est pas un sentiment, c’est une réalité»

Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), invité de la matinale de Public Sénat ce 9 septembre 2020 appelle le gouvernement à finaliser le livre blanc sur la sécurité et à améliorer la réponse pénale pour lutter contre les violences.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Sur la question de l’insécurité, le président LR du Sénat Gérard Larcher entend « dépasser les mots », quelques heures après que le président de la République a reproché à des journalistes la veille d’avoir réalisé un « Kamasutra de l'ensauvagement ». Invité exceptionnel de la matinale de Public Sénat ce 9 septembre 2020, Gérard Larcher a indiqué qu’il y avait « une banalisation de la violence » dans la société. « L’insécurité, ce n’est pas un sentiment, c’est une réalité […] Nos concitoyens n’en peuvent plus de la violence », a-t-il insisté.

Alors que le gouvernement se réunit ce mercredi pour un séminaire de travail où sera abordée la problématique sécuritaire, le président du Sénat a estimé qu’il fallait réfléchir au « continuum de sécurité », en partant notamment du maire, le « premier acteur de la sécurité ». Gérard Larcher a notamment poussé le gouvernement à accélérer la sortie du livre blanc sur la sécurité, que l’on « nous promet deux ans ». « Je l’ai rappelé au Premier ministre. En état, le projet est quand même un monument de technocratie. Il faut que l’on fasse concret. »

Pour le sénateur des Yvelines, candidat à sa succession à la présidence de la chambre haute, l’un des autres chantiers est d’améliorer l’efficacité de la réponse pénale. « Il faut aussi – et on l’a longtemps nié – que la réponse judiciaire soit à la hauteur ».

En matière de maintien de l’ordre, Gérard Larcher a indiqué que la doctrine d’emploi des forces de l’ordre était « interrogée » mais que policiers et gendarmes devaient être soutenus par le pays.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le