Gérard Larcher (LR): pas de « cap » dans le discours de Macron au Congrès
Gérard Larcher, le président du Sénat, regrette que le "long" discours d'Emmanuel Macron face au Congrès "tenait plus d'un...

Gérard Larcher (LR): pas de « cap » dans le discours de Macron au Congrès

Gérard Larcher, le président du Sénat, regrette que le "long" discours d'Emmanuel Macron face au Congrès "tenait plus d'un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Gérard Larcher, le président du Sénat, regrette que le "long" discours d'Emmanuel Macron face au Congrès "tenait plus d'un catalogue, sans véritable +colonne vertébrale+, sans cap", dans un entretien au Parisien publié mercredi.

Le président de la Chambre haute du Parlement se montre critique face au discours du président de la République, notamment sur l'idée que celui-ci puisse dialoguer avec le Congrès, "lancée de façon totalement impromptue", et qui "bouleverserait tout l'équilibre de la Ve République".

"Elle reviendrait à reconnaître le cumul entre les fonctions de président de la République et du Premier ministre", a-t-il ajouté, rappelant que "notre président de la République est un arbitre et doit le rester" et que le Premier ministre "dirige l'action du gouvernement et doit rester le seul responsable devant le Parlement".

Interrogé sur la volonté d'Emmanuel Macron de "refonder le modèle social", M. Larcher a déploré la "méthode": "reconvoquer les partenaires sociaux le 17 juillet pour parler du chômage ou de la formation, alors que les syndicats, le patronat et le parlement en ont déjà discuté pendant des mois", revient selon lui à "rabaisser le dialogue social".

S'il se dit pour "un nouveau contrat social", cela doit se faire "à condition de donner toute leur place aux partenaires sociaux et au Parlement", ajoute-t-il.

Gérard Larcher critique en outre la vision "simpliste" d'Emmanuel Macron sur l'Europe: "Il résume la question européenne à une confrontation entre progressistes et nationalistes", juge le président du Sénat, qui craint que "si on continue à défendre une vision aussi simpliste, on court le risque de voir les peuples se réveiller".

M. Larcher regrette aussi le fait "qu'il n'y ait pas eu un mot sur la Nouvelle-Calédonie alors que ses habitants sont à la veille d'un référendum capital".

Interrogé par ailleurs sur la réforme constitutionnelle, il répète que "si les conditions préalables sont respectées, et uniquement à cette condition, on peut arriver à une réforme positive". Parmi ces conditions, il cite le respect des "droits du Parlement", l'inscription dans la Constitution du nombre de sénateurs, et s'oppose à un renouvellement en totalité du Sénat en 2021.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le