Gérard Larcher révèle qu’Emmanuel Macron ne veut pas de fusion entre le Sénat et le CESE
Pour Emmanuel Macron, « il n'est pas question » d'une fusion entre le Conseil Économique Social et Environnemental et le Sénat. Cette confidence a été faite par Gérard Larcher lors de ses vœux à la presse.  

Gérard Larcher révèle qu’Emmanuel Macron ne veut pas de fusion entre le Sénat et le CESE

Pour Emmanuel Macron, « il n'est pas question » d'une fusion entre le Conseil Économique Social et Environnemental et le Sénat. Cette confidence a été faite par Gérard Larcher lors de ses vœux à la presse.  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ? » Ce passage de la lettre d’Emmanuel Macron adressé aux Français a bien évidemment suscité l’inquiétude des sénateurs et de ceux attachés au bicamérisme. D’autant que la suppression du Sénat figure parmi les revendications des gilets jaunes.

Lors de ses vœux à la presse, Gérard Larcher a clarifié l’intention du chef de l’État. « Comme gaulliste », le président du Sénat a indiqué qu’il « ne récusait en rien » le mode de consultation que constitue le référendum. Mais comme gaulliste, Gérard Larcher est forcément très attaché à la Constitution de 1958. « L’article 11 (portant sur la prérogative du chef de l’État de soumettre un projet de loi à un référendum NDLR) n’est pas une voie de révision de la Constitution. Donc si à l’issue du débat, le président de la République décide de consulter les Français. Il pourra les consulter sur un certain nombre de sujets dans les formes prévues par les textes » a-t-il rappelé.

En effet, pour supprimer ou modifier le rôle et les pouvoirs du Sénat par référendum, le chef de l’État devrait passer par l’article 89 de la Constitution portant sur la révision constitutionnelle. Mais le texte soumis au vote des Français passerait d’abord par le vote « en termes identiques » des deux assemblées. « Et sur ce point, je vais vous dire, je suis peut-être rond, mais là-dessus… ». Une manière de dire qu’il ne l’accepterait pas.

D’ailleurs, Gérard Larcher a posé lui-même la question à Emmanuel Macron. « Est-ce que vous vous affranchissez de votre déclaration faite au Congrès : je crois au bicamérisme ? Il m’a dit non. Il n’est pas question de fusion dans ma tête entre le Conseil Économique et Social et le Sénat » a confié Gérard Larcher.

Partager cet article

Dans la même thématique

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
3min

Politique

Manifestations lycéennes : Sébastien Lecornu s’exprime ce soir, Laurent Nuñez annonce la suspension de l’usage des grenades assourdissantes

Au lendemain de l’ « acte III » de la colère lycéenne, qui a rassemblé 266 000 personnes dans les rues de France, Sébastien Lecornu s’exprimera mercredi soir dans une allocution depuis Matignon. Son intervention portera sur « la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays », ont annoncé les services du Premier ministre.

Le