Gérard Larcher tance « la toute-puissance de la technostructure »
À la fin de son discours, Gérard Larcher réélu, président du Sénat, a dénoncé « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux » avant d’assurer que la Haute assemblée serait « l’architecte de la reconstruction de la confiance ».

Gérard Larcher tance « la toute-puissance de la technostructure »

À la fin de son discours, Gérard Larcher réélu, président du Sénat, a dénoncé « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux » avant d’assurer que la Haute assemblée serait « l’architecte de la reconstruction de la confiance ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Réélu président de la chambre des territoires (voir notre live), le sénateur des Yvelines a prévenu à la fin de son discours : « Le Sénat sera un acteur majeur du rééquilibrage des pouvoirs en faveur des collectivités territoriales ». Il rappelle, pour se faire, « les 50 propositions » de la Haute assemblée en la matière, présentées cet été. « Il est temps de garantir l’autonomie financière des collectivités territoriales qui n’a cessé d’être réduite, la commune comme cellule de base de notre organisation administrative. »

Le président du Sénat le sait. « Nous n’en avons pas terminé avec la crise sanitaire. La crise économique et sociale est devant nous. On nous parle de crise de la représentation, de perte de confiance du citoyen envers les institutions ». Pour lui, il s’agirait plutôt d’une « crise de l’absence de résultats » qui puise selon lui ses racines dans « la toute-puissance de la technostructure ». Dans un message à peine voilé à Emmanuel Macron, Gérard Larcher a pointé « une crise de l’autorité » « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux ». Nous devons être des architectes de la reconstruction de la confiance » a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le