Gérard Larcher tance « la toute-puissance de la technostructure »
À la fin de son discours, Gérard Larcher réélu, président du Sénat, a dénoncé « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux » avant d’assurer que la Haute assemblée serait « l’architecte de la reconstruction de la confiance ».

Gérard Larcher tance « la toute-puissance de la technostructure »

À la fin de son discours, Gérard Larcher réélu, président du Sénat, a dénoncé « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux » avant d’assurer que la Haute assemblée serait « l’architecte de la reconstruction de la confiance ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Réélu président de la chambre des territoires (voir notre live), le sénateur des Yvelines a prévenu à la fin de son discours : « Le Sénat sera un acteur majeur du rééquilibrage des pouvoirs en faveur des collectivités territoriales ». Il rappelle, pour se faire, « les 50 propositions » de la Haute assemblée en la matière, présentées cet été. « Il est temps de garantir l’autonomie financière des collectivités territoriales qui n’a cessé d’être réduite, la commune comme cellule de base de notre organisation administrative. »

Le président du Sénat le sait. « Nous n’en avons pas terminé avec la crise sanitaire. La crise économique et sociale est devant nous. On nous parle de crise de la représentation, de perte de confiance du citoyen envers les institutions ». Pour lui, il s’agirait plutôt d’une « crise de l’absence de résultats » qui puise selon lui ses racines dans « la toute-puissance de la technostructure ». Dans un message à peine voilé à Emmanuel Macron, Gérard Larcher a pointé « une crise de l’autorité » « une crise de la verticalité de la gouvernance et de l’ignorance des corps intermédiaires et des élus locaux ». Nous devons être des architectes de la reconstruction de la confiance » a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le