Gérard Longuet est « dans l’aigreur, dans la rancœur » selon François Patriat
Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du groupe LREM au Sénat a critiqué les propos du sénateur LR selon lesquels l’évasion fiscale révélée par les Paradise Papers serait « parfaitement morale. » 

Gérard Longuet est « dans l’aigreur, dans la rancœur » selon François Patriat

Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du groupe LREM au Sénat a critiqué les propos du sénateur LR selon lesquels l’évasion fiscale révélée par les Paradise Papers serait « parfaitement morale. » 
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Par Héléna Berkaoui

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« Si ces centaines de milliards d’euros ne viennent pas dans les caisses de l’État, tant mieux, parce que l’État les gaspille assez largement et dépense de l’argent inutilement » a affirmé Gérard Longuet hier au Sénat. Le président du groupe LREM au Sénat a critiqué la position de son collègue sur Territoires d’Infos ce mercredi. Après les révélations des Panama papers en avril 2016, les Paradise Papers révèlent l’ampleur de l’optimisation fiscale, légal ou non. Selon les informations du consortium de journalistes qui a mené l’enquête la perte fiscale s’élève à 350 milliards d’euros pour les États du monde entier et à 20 milliards d’euros pour la France.  

« Dire cela aujourd’hui c’est une forme de cynisme » estime François Patriat

« Qu’est-ce que propose Gérard Longuet, pour qui j’ai du respect par ailleurs, depuis qu’il est dans l’opposition ? Il est un peu dans l’aigreur, dans la rancœur. Je n’entends de la fraction de son parti, plutôt très opposée, aucune proposition concrète, j’entends des critiques systématiques » déclare François Patriat. « Dire cela aujourd’hui c’est une forme de cynisme qu’à titre personnel je condamne un peu » ajoute-t-il. Le président du groupe LREM au Sénat se dit « choqué de voir qu’un pilote qui gagne 5 millions ou 6 millions d’euros par mois puisse encore faire de l’optimisation fiscale. »

Lire aussi : « Paradise papers » : ce que l’Europe a fait (et n’a pas fait)

Voir aussi : « Paradise Papers » : « Un aiguillon pour les états membres » selon Pierre Moscovici

 

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