Gérard Longuet : « Le Président a la majorité de la réforme constitutionnelle »
Gérard Longuet, sénateur LR de la Meuse, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Au vu des résultats du premier tour des législatives, il pense qu’Emmanuel Macron dispose de la majorité nécessaire au Congrès pour réformer la Constitution.

Gérard Longuet : « Le Président a la majorité de la réforme constitutionnelle »

Gérard Longuet, sénateur LR de la Meuse, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Au vu des résultats du premier tour des législatives, il pense qu’Emmanuel Macron dispose de la majorité nécessaire au Congrès pour réformer la Constitution.
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Par Alice Bardo

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Le Garde des Sceaux l’a annoncé lorsqu’il a présenté son projet de loi « pour la confiance dans notre vie démocratique », une révision constitutionnelle sera engagée. François Bayrou a ensuite précisé les deux voies possibles pour réformer la Constitution : une majorité de 3/5 du Congrès réuni à Versailles ou un référendum. Un choix relevant du pouvoir discrétionnaire du Président.

Dimanche, La République en marche a obtenu un score qui devrait lui permettre de s’assurer largement la majorité absolue à l’issue du second tour des législatives. Fort de ses 32% de suffrages exprimés, le parti d’Emmanuel Macron pourrait obtenir entre 415 et 455 sièges selon les premières projections. De quoi laisser penser à Gérard Longuet qu’ « avec cette majorité, le Président a la majorité de la réforme constitutionnelle », bien que les sénatoriales n’aient pas encore eu lieu (elles se tiendront fin septembre).  « Il aura évidemment des supporters et soutiens au Sénat au-delà des quelques noms qu’on connaît aujourd’hui », assure le sénateur de la Meuse.

« On va voir ce que le Président propose comme évolutions constitutionnelles », a-t-il toutefois précisé. Il attend notamment de savoir quelles seront les «règles du jeu », à savoir « la taille du Parlement, le rôle du Sénat, celui de l’Assemblée, les effectifs et les modes de scrutin ». Et visiblement, Gérard Longuet n’entend pas donner un blanc-seing au président : « Nous, les parlementaires, avons été trop bons garçons, trop respectueux, vis-à-vis de nos présidentiables et de nos présidents. Nous ne leur avons pas suffisamment demandé d’être à la hauteur de ce que l’opinion attendait d’eux ».

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