Gestion de la crise sanitaire : « On nous prend pour des imbéciles », juge Jean Hingray
Le sénateur des Vosges, invité de la matinale de Public Sénat vendredi, fustige la communication gouvernementale sur la crise sanitaire et le manque de concertation avec le Parlement dans la prise de décision.

Gestion de la crise sanitaire : « On nous prend pour des imbéciles », juge Jean Hingray

Le sénateur des Vosges, invité de la matinale de Public Sénat vendredi, fustige la communication gouvernementale sur la crise sanitaire et le manque de concertation avec le Parlement dans la prise de décision.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il y a quand même un problème, quand Olivier Véran vient au Sénat, on en sait moins à la fin de son intervention qu’à son arrivée », peste Jean Hingray. Le sénateur centriste des Vosges, invité de la matinale de Public Sénat, se fait le relais d’une critique récurrente depuis le début de la pandémie : l’opacité de l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire.

Jean Hingray reconnaît néanmoins qu’il est « facile de commenter mais difficile d’agir » au vu du caractère inédit de l’épidémie, ce qui ne justifie à ses yeux la méthode du gouvernement. « Ce que je regrette en tant que parlementaire, c’est que le gouvernement n’associe pas plus l’Assemblée nationale et le Sénat dans ses décisions, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai voté contre la prolongation de l’état d’urgence », poursuit-il. Le Sénat a en effet rejeté, hier, le projet de loi de prorogation de l’état d’urgence en invoquant l’absence d’un contrôle démocratique suffisamment resserré sur les mesures restrictives de libertés (lire ici).

Ce manque de clarté lui apparaît incompréhensible : « Les Français sont prêts à entendre les choses […] Les politiques devraient prendre leur courage à deux mains et dire la vérité aux Français. On nous prend pour des imbéciles », lâche Jean Hingray.

Le sénateur des Vosges s’inquiète par ailleurs du déploiement de la campagne vaccinale : « Pour l’instant, nous avons 3 200 doses par jour seulement, il faudra deux ans pour vacciner la totalité des Vosges, donc la situation est vraiment difficile nous attendons un signal fort de la part du gouvernement », appelle-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le