Gestion des déchets: l’Ile-de-France à la traîne
L'Ile-de-France affiche des performances "insuffisantes" dans la gestion de ses déchets, estime mercredi un rapport de la Cour...

Gestion des déchets: l’Ile-de-France à la traîne

L'Ile-de-France affiche des performances "insuffisantes" dans la gestion de ses déchets, estime mercredi un rapport de la Cour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Ile-de-France affiche des performances "insuffisantes" dans la gestion de ses déchets, estime mercredi un rapport de la Cour des comptes, qui met en avant des coûts élevés et un taux de recyclage inférieur à la moyenne nationale.

En 2014, les ménages et les entreprises franciliennes ont produit 462 kg de déchets par habitant, une moyenne qui cache de fortes disparités géographiques, mais qui est élevée par rapport au reste du pays.

Avec des collectes séparées (verre, emballages, papiers) peu performantes, les déchets sont majoritairement incinérés (60%) et une faible partie est enfouie (9%), selon des chiffres de 2013.

Seulement 26% ont été recyclés alors que la moyenne nationale est de 39%, l'Allemagne affichant 64% et la moyenne européenne 44%.

"Ce taux a progressé entre 2010 et 2015" (jusqu'à 28%), note le rapport, mais il est loin de l'objectif de 45% de déchets recyclés de la loi de 2009 et des 55% prévus par la loi sur la transition énergétique en 2020. A Paris, ce taux est de seulement 14% (2015).

"Ces faibles performances placent la région Ile-de-France en net retrait par rapport à plusieurs régions et métropoles européennes", soulignent les Sages, qui citent en exemple, la Flandre, les agglomérations de Tallin, Milan ou Odense (Danemark) et la Catalogne.

La Cour préconise notamment de favoriser l'apport volontaire (dépôt dans des bacs dans un quartier par exemple ou création de déchetteries), de développer une collecte séparée pour quatre types de matériaux (verre, emballages légers, cartons/papiers, biodéchets) et de moderniser les centres de tri.

La rapport signale que Paris, comme beaucoup de zones très denses, a de piètres performances de tri, notamment car de nombreux immeubles n'ont pas de bacs pour les papiers et emballages (9.900 immeubles soit 15%) et pour le verre (34%). Mais également car il n'y a pas de collecte séparée des déchets organiques auprès des restaurants par exemple.

Que ce soit auprès des professionnels ou des particuliers, la collecte de ces biodéchets est appelée à se développer, la loi sur la transition énergétique prévoyant une généralisation de ce tri à l'horizon 2025. Aucune filière n'est pour l'instant organisée en Ile-de-France, contrairement à des villes comme Lorient, Montpellier, Milan ou Barcelone, etc.

Or, ces déchets organiques représentent un quart des poubelles et peuvent être transformés en engrais naturel (compost) ou en gaz naturel (usine de méthanisation).

Paris va tester à partir de cet été dans deux arrondissements (IIe et XIIe) la collecte séparée de ces déchets, qui seront dirigés var une nouvelle poubelle collective orange.

Partager cet article

Dans la même thématique

Gestion des déchets: l’Ile-de-France à la traîne
5min

Politique

Choose France 2026 : « Choisir la France », un pari gagnant pour les investisseurs étrangers selon Roland Lescure, ministre de l’Économie

Malgré les tensions géopolitiques, le ralentissement économique mondial et l’approche de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron, l’édition 2026 du sommet Choose France bat tous les records. Avec 93 milliards d’euros de nouveaux investissements annoncés, le gouvernement voit dans cette neuvième édition la confirmation de l’attractivité retrouvée du territoire français. Au micro de Public Sénat, le ministre de l’économie Roland Lescure a défendu le bilan d’une politique menée depuis près d’une décennie pour faire de la France une terre d’accueil privilégiée des capitaux étrangers.

Le

Gestion des déchets: l’Ile-de-France à la traîne
3min

Politique

Loi de programmation militaire : la droite sénatoriale a voulu « acter un désaccord profond avec le gouvernement », justifie Cédric Perrin

Au lendemain d’une séance rocambolesque, où la droite sénatoriale a échoué à faire porter l’effort supplémentaire à 50 milliards d’euros dans la loi de programmation militaire, pour finalement s’opposer aussi à la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans le texte initial, le président de la commission de la défense, Cédric Perrin a justifié la position de son groupe devant la presse.

Le

Gestion des déchets: l’Ile-de-France à la traîne
3min

Politique

Déjeuner d’Annie Genevard en présence de Xenia Fedorova : « Symptomatique de la porosité entre une partie de la droite et l’extrême droite », tacle Laurence Rossignol

Suite aux révélations de la présence de la ministre de l’Agriculture à un déjeuner récent de l’Institut de l’Espérance, cercle de réflexion lancé par le milliardaire ultraconservateur, Vincent Bolloré, où figurait parmi les invités, Xenia Fedorova, propagandiste du Kremlin, la sénatrice socialiste, Laurence Rossignol a demandé des explications au gouvernement.

Le