Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre des Outre-mer a réagi à l’agression visant le président de la République, hier, dans la Drôme. Cette gifle est, à ses yeux, le signe d’une violence grandissante qu’il associe à celle dont sont de plus en plus victimes les élus locaux.
Gifle à Emmanuel Macron : « Il y a une violence qui monte dans la société », s’inquiète Sébastien Lecornu
Invité de la matinale de Public Sénat, le ministre des Outre-mer a réagi à l’agression visant le président de la République, hier, dans la Drôme. Cette gifle est, à ses yeux, le signe d’une violence grandissante qu’il associe à celle dont sont de plus en plus victimes les élus locaux.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
La vidéo est vite devenue virale, hier le président de la République a été agressé en marge d’un déplacement dans la Drôme. Cette gifle est l’illustration de la « violence qui monte dans la société », estime le ministre des Outre-mer. Invité de la matinale de Public Sénat ce mercredi, Sébastien Lecornu établit un lien entre cette agression et les violences dont sont de plus en plus victimes les élus locaux.
Avant le dernier remaniement, Sébastien Lecornu avait porté la loi « Engagement et proximité » renforçant les pouvoirs de police du maire. Ce projet de loi avait été débattu dans un climat particulier puisqu’il succédait à la mort brutale du maire de Signe, Jean-Mathieu Michel.
Pour le ministre des Outre-mer, il est aujourd’hui essentiel de « lutter contre la banalisation de ce mal ». Sébastien Lecornu se réjouit que l’ensemble de la classe politique ait condamné ce geste d’une même voix, « il est essentiel qu’on refasse nation », appuie-t-il.
Mais comme le président de la République, Sébastien Lecornu appelle à « prendre un peu de hauteur et relativiser ». Interrogé sur les solutions à apporter à cette montée de la violence, le ministre écarte toute évolution législative : « Il y a déjà des réponses pénales lourdes et importantes, il ne faut pas être dans une course à l’échalote ».
Vaccination à Mayotte : « Ce qui manque, ce sont les bras à piquer »
« Aujourd’hui, on a une situation qui revient quasiment à la normale aux Antilles avec une exception à Saint-Martin où les chiffres ne sont malheureusement pas très bons », a exposé le ministre des Outre-mer. La situation en Guyane est également « observée de près » due à un fort taux d’incidence de circulation du virus à « près de 300 ». « Le chiffre diminue mais la pression hospitalière est forte », indique Sébastien Lecornu.
Sur certains territoires, « le sujet c’est la circulation des variants » comme en Guyane avec le variant brésilien et à Mayotte et La Réunion avec la présence du variant Sud-africain. Le ministre des Outre-mer s’inquiète par ailleurs de la lenteur de la vaccination à Mayotte : « Il y a les bras pour piquer parce que le personnel soignant est parfaitement engagé, ce qui manque, ce sont les bras à piquer », déplore Sébastien Lecornu.
Les virements interbancaires seront bloqués du 25 au 28 décembre pour les particuliers comme pour les entreprises. L’ordre de paiement pourra bien se faire durant cette période, mais le règlement n’arrivera que le 29 décembre. Explications
Alors que l’aboutissement du budget reste plus que jamais incertain, le sénateur Grégory Blanc membre de Place Publique a déposé une proposition de loi organique visant à renforcer le contrôle budgétaire par le Parlement et le Haut Conseil des finances publiques.
Alors que la bataille à laquelle se livrent l’exécutif et les députés sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale bat son plein à l’Assemblée nationale, les partenaires sociaux se réunissent ce matin pour la première plénière de la conférence sur les retraites. Souhaitée par Sébastien Lecornu, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou y voit une « démarche moderne et inédite », souhaitant replacer le travail au cœur des débats.
Auditionné par la commission des affaires européennes du Sénat, Elie Tenenbaum présente les points clés du rapport de force entre la Russie et l’Europe. Si la Russie dispose de la supériorité militaire terrestre, l’Europe bénéficie d’un net avantage dans les autres secteurs.