« Gilets jaunes »: 40.500 manifestants en France sans débordement
Environ 40.500 personnes, dont 5.000 à Paris, ont manifesté samedi pour l'acte 19 des "gilets jaunes" en France, où les ...

« Gilets jaunes »: 40.500 manifestants en France sans débordement

Environ 40.500 personnes, dont 5.000 à Paris, ont manifesté samedi pour l'acte 19 des "gilets jaunes" en France, où les ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Environ 40.500 personnes, dont 5.000 à Paris, ont manifesté samedi pour l'acte 19 des "gilets jaunes" en France, où les "consignes de fermeté" données "ont permis de maintenir l'ordre et d'éviter des débordements", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Samedi dernier, ils étaient, selon la même source, 32.000 dans l'ensemble du pays, dont 10.000 à Paris où l'acte 18 du mouvement de contestation sociale avait donné lieu à des scènes de saccage sur les Champs-Elysées, entraînant un renforcement drastique du dispositif de sécurité.

Du côté des "gilets jaunes", qui ont établi leur propre mode de comptage et contestent celui des autorités, on affichait 127.212 manifestants dans tout le pays.

"Aujourd'hui, l'ordre républicain a été maintenu", s'est félicité le ministre de l'Intérieur lors d'une déclaration place Beauvau. Il a relevé que 233 interpellations avaient eu lieu dans toute la France, 172 placements en garde à vue et 107 personnes verbalisées pour avoir tenté de prendre part à des rassemblements interdits.

"Les bonnes consignes ont été appliquées et les résultats sont là: toutes les manifestations déclarées, à Paris comme en région, ont pu se dérouler globalement dans le calme" et les "tentatives de violences et de pillage ont pu être prévenues, empêchées, stoppées", a-t-il affirmé.

"Dans toute la France, de nombreuses personnes ont été interpellées alors même qu'elles tentaient de rejoindre Paris avec des battes de baseball, des projectiles, des masques à gaz et la volonté revendiquée de casser", a affirmé Christophe Castaner.

Après les saccages de samedi dernier et le limogeage du préfet de police, le dispositif policier a été revu et renforcé à Paris et les manifestations ont été interdites des périmètres clés dans plusieurs villes, comme sur les Champs-Elysées à Paris ou la place du Capitole à Toulouse.

Sur l'ensemble du territoire, 65.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, ainsi que 30.000 sapeurs-pompiers. A Paris, "8.545 contrôles préventifs ont été réalisés", a indiqué le ministre. Selon la préfecture de police, 96 personnes ont été interpellées et 53 verbalisées.

A Nice ou à Bordeaux aussi, "les personnes qui ont tenté de braver les arrêtés d'interdiction de manifestation ont été arrêtées et sanctionnées", a-t-il poursuivi, relevant "80 interpellations" à Nice.

Notant que les manifestations autorisées s'étaient déroulées sans heurts notables, il a conclu que c'était "une preuve nouvelle que le problème n'est pas la manifestation mais bien les émeutiers et leurs complices".

Le ministre a également eu "une pensée particulière" pour un policier victime qu'un grave malaise cardiaque place de la République à Paris et pour une "manifestante blessée ce matin à Nice".

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le