« Gilets jaunes »: Bergé (LREM) voit « de la haine » dans les manifestations
Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, ne voit plus que "de la haine" dans les manifestations de "gilets jaunes",...

« Gilets jaunes »: Bergé (LREM) voit « de la haine » dans les manifestations

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, ne voit plus que "de la haine" dans les manifestations de "gilets jaunes",...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, ne voit plus que "de la haine" dans les manifestations de "gilets jaunes", et a pointé dimanche l'attitude de La France Insoumise à l'égard du mouvement.

Plus de 51.000 personnes, selon l'Intérieur, ont manifesté samedi pour l'acte 13 des "gilets jaunes", une mobilisation en recul marquée par des incidents à Paris, où un manifestant a eu une main arrachée devant l'Assemblée nationale.

"On a une foule de plus en plus résiduelle, mais de plus en plus radicalisée dans ses moyens d'action", a observé la porte-parole lors du "Forum Radio J".

"Où sont les mots d'ordre de cette manifestation, où sont les banderoles, les pancartes, les slogans sur la justice sociale, la justice fiscale?", a demandé la députée des Yvelines.

Selon elle, "ceux qui avaient initié le mouvement du 17 novembre ont tous progressivement dit que les manifestations, ça suffit" car "ce sont des mobilisations d'ordre politique" désormais, avec samedi notamment une "attaque" de l'Assemblée nationale.

"Des lettres de menaces de mort ou de viol" reçues par des députés de la majorité, "jusqu'à tenter d'incendier le domicile du président de l'Assemblée" Richard Ferrand en Bretagne, par là "on veut créer un climat de peur, de terreur", a-t-elle encore dénoncé. Des enquêtes sont en cours.

Dans la mobilisation de samedi, elle a "vu de la haine s'exprimer". La porte-parole attend que les responsables des "gilets jaunes" "s'opposent à toute dérive de nature antisémite".

Mme Bergé (ex-LR) a accusé le leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, de "continue(r) à courir après ce mouvement quand bien même il s'est radicalisé".

Elle a en outre condamné la présence du député LFI Eric Coquerel dans le cortège samedi: "Est-ce vraiment la place d'un parlementaire d'accompagner des manifestants qui marchent sur l'Assemblée nationale?", a-t-elle interrogé.

"Le mouvement des gilets jaunes a muté", a estimé de son côté le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau dans un communiqué. "Parti d'un élan populaire qui exprimait son ras-le-bol fiscal, il est en train de basculer. L'extrême gauche et l'extrême droite se le sont accaparés, lui faisant perdre sa force".

"Le mouvement du départ était pacifique et nous voyons aujourd'hui se multiplier les violences partout en France", a regretté l'élu de Vendée, pour qui "cette violence est inadmissible et doit être sévèrement et rapidement sanctionnée".

"Emmanuel Macron qui veut faire des extrêmes droite et gauche sa seule opposition ferait bien de cesser de jouer avec le feu et de se raviser", a encore affirmé M. Retailleau.

Aurore Bergé s'est prononcée pour un référendum à l'issue du grand débat, mais "le faire au même moment que les élections européennes n'est pas une bonne idée". Il faudrait cependant le faire "assez rapidement", "avant l'été" d'après elle.

Et "le référendum, s'il a lieu, doit aller au-delà des questions institutionnelles": "sur la question migratoire peut-être - est-ce qu'il faut ou non donner au Parlement le pouvoir d'instaurer des quotas-" et "sur la question de la transition écologique", a suggéré Aurore Bergé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Service National Universel
7min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le Service national universel (SNU), enterré avant d’avoir été généralisé

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.

Le

Documentaire Paris le mystère du palais disparu de Stéphane Jacques
5min

Politique

Paris, le mystère d’un palais disparu

Les promeneurs, touristes ou Parisiens qui déambulent sur le parvis de Notre-Dame, s’imaginent-ils qu’à quelques pas de là se dressait au Moyen Âge, l’une des plus somptueuses résidences d’Europe ? Et surtout, comment, six siècles plus tard, le tout premier palais de nos rois, bâti sur l’île de la Cité, au beau milieu de la capitale, a-t-il pu devenir ce fantôme de l’Histoire ? Dans son documentaire Le mystère du palais disparu, Stéphane Jacques retrace l’enquête menée par un trio de scientifiques spécialistes de la reconstitution numérique.

Le

« Gilets jaunes »: Bergé (LREM) voit « de la haine » dans les manifestations
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le