L'épouse du chef de l'Etat Brigitte Macron a appelé à "l'arrêt de la violence" lors des manifestations des "gilets jaunes", s'attribuant par ailleurs la responsabilité du récent séjour controversé du couple présidentiel à la montagne.
"Personne n'oublie ce qui s'est passé" samedi sur les Champs-Elysées, à Paris. "On a tous ça dans la tête et ça ne peut pas continuer, c'est certain", a lancé Mme Macron, qui assistait mercredi soir à Reims avec la comédienne Muriel Robin au premier match mixte femmes-hommes de football entre le Variétés Club de France et les Anciens du Stade de Reims.
C'est finalement Muriel Robin qui a dû donner, seule, sur le terrain, le coup d'envoi de la rencontre sportive, Mme Macron ayant essuyé des sifflets depuis les tribunes quand elle est entrée sur la pelouse.
Brigitte Macron et Muriel Robin ont participé le 20 mars 2019 à une soirée caritative dont les bénéfices seront reversés à des associations de défense des femmes
AFP
"On veut arrêter cette violence parce qu'il n'y a pas de vie possible, pas de réconciliation possible avec cette violence", a plaidé l'épouse du chef de l'Etat.
Elle est également revenue sur le séjour controversé, samedi, du couple présidentiel à La Mongie, une station de sports d'hiver des Hautes-Pyrénées où ils ont leurs habitudes.
Emmanuel Macron a décidé de regagner Paris "oui, instantanément. Dès qu'il a pris conscience de ce qui se passait, il est parti. C'était évident", a raconté son épouse.
"C'était moi qui lui avais préparé une escapade mais bon... voilà", a-t-elle ajouté.
A quelques semaines de la Coupe du monde féminine de la Fifa organisée en France durant laquelle Reims accueillera six matches, dont un huitième de finale, cette rencontre sportive inédite pour le Variétés Club créé en 1971 était l'occasion de plaider la cause des femmes, notamment celle des femmes battues.
Les bénéfices de cette soirée caritative seront intégralement reversés à la Fondation des femmes, dont l'épouse du président de la République est la marraine, et Femmes Relais 51, une association locale luttant contre les discriminations, les violences et les exclusions dont les femmes sont victimes.
Quelques champions du monde 1998, Robert Pirès, Laurent Blanc, Christian Karembeu, l'ancienne internationale Marinette Pichon, la sélectionneuse de l'équipe de France féminine Corinne Diacre faisaient partie des personnalités les plus connues de la soirée.
Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.
Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.
L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.