« Gilets jaunes »: Hervé Morin « craint » une dissolution de l’Assemblée
Hervé Morin "craint" que le mouvement des "gilets jaunes" n'aboutisse à une dissolution de l'Assemblée nationale, a indiqué lundi...

« Gilets jaunes »: Hervé Morin « craint » une dissolution de l’Assemblée

Hervé Morin "craint" que le mouvement des "gilets jaunes" n'aboutisse à une dissolution de l'Assemblée nationale, a indiqué lundi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hervé Morin "craint" que le mouvement des "gilets jaunes" n'aboutisse à une dissolution de l'Assemblée nationale, a indiqué lundi le président des Centristes.

"Face à la continuation de mouvements qui sont de plus en plus quasi insurrectionnels (...), si les choses durent encore comme ça pendant des semaines, il n'y aura d'autres solutions que de dissoudre", a déclaré le président de la Normandie lors d'un déjeuner de presse à Caen.

Et "je dis +inquiétude+; parce que, pour prendre ma famille politique, il n'y a pas au niveau national une personne capable d'incarner rapidement une alternative qui nous évite le schéma cauchemardesque que représenterait une espèce de majorité constituée du Rassemblement national et d'un mouvement +gilets jaunes+", a précisé M. Morin qui est aussi président de l'association des régions de France (ARF).

Les +gilets jaunes+ commencent à avoir des correspondants départementaux. Il y a des gens qui sont en train de bâtir un vrai discours politique (...) et, donc, ça va se terminer en parti politique cette histoire", a estimé M. Morin.

L'ancien ministre de la Défense, qui constate une "haine incroyable du chef de l'Etat "(Emmanuel Macron), a dit ne pas être d'accord avec ceux qui parlent des "gilets jaunes" comme "des fascistes" ou des "séditieux".

"J'ai soutenu" ce mouvement au départ (...) mais "il y a un moment, il faut s'arrêter. Il faut donner au moins une chance au dialogue", a-t-il ajouté.

La situation est "très inquiétante" car "la démocratie, c'est très fragile", a ajouté M. Morin.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le

Lyhanna Case – Funerals and Last Tribute.
4min

Politique

Affaire Lyhanna : « Pertes de temps, défaillances et absence de suivi de procédure », pointe le  pré-rapport d’inspection

Trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, l'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice a présenté un premier rapport destiné à faire la lumière sur les dysfonctionnements et les erreurs individuelles qui ont conduit à cette affaire qui a ému la France entière. Devant la presse, les deux inspecteurs généraux de la justice et de la gendarmerie, ont confirmé que la plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella n'avait « pas été traitée comme une procédure prioritaire », par les services d'enquête et le parquet du Gers.

Le