« Gilets jaunes » : « Il faut arrêter de dire : c’est le 6 février 34 » estime Roger Karoutchi
Au micro de « Sénat 360 », Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, réagit à la réponse du gouvernement apportée aux « gilets jaunes ».

« Gilets jaunes » : « Il faut arrêter de dire : c’est le 6 février 34 » estime Roger Karoutchi

Au micro de « Sénat 360 », Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, réagit à la réponse du gouvernement apportée aux « gilets jaunes ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Face au mouvement des « gilets jaunes », le gouvernement change son fusil d’épaule et appelle à la discussion, tout en voulant « tenir le cap ». Le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit prêt à recevoir des gilets jaunes lors d’une série de consultations, alors que le mouvement continue.

« Je crains, pour le gouvernement, que ce soit une réponse très intellectuelle, très philosophique (…) Les gens veulent des réponses concrètes. Oui ou non, est-ce que l’on arrête la taxe sur les carburants ? Oui ou non, on réfléchit à réduire la dépense publique, donc l’impôt et les taxes ? »

Il poursuit : « Il y a à la fois le fond de la revendication de gens exaspérés par les difficultés de la vie, les taxes. Et puis ceux qui profitent du mouvement, soit par la récupération politique, soit par les dérapages des casseurs. Au-delà des « gilets jaunes », les gens sont exaspérés par la hausse des taxes, il faut que le gouvernement réponde sur ça (…) Je pense que ce n’est pas audible en ce moment. »

Interrogé sur la radicalisation de certains « gilets jaunes » et la réaction de membres du gouvernement a ce sujet, le sénateur (LR) répond : « Il faut arrêter de dire c’est les années 30, c’est les séditieux, c’est des ligueurs, c’est le 6 février 34. Cela n’a aucun sens. Il y a un mouvement social, simplement d’exaspération, de difficultés de vie, de baisse du pouvoir d’achat (…) Les ligues dans les années 30 (…) c’était des mouvements politiques  antirépublicains, antiparlementaires. Ça n’a pas grand-chose à voir avec le mouvement social que sont les « gilets jaunes ». »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
11min

Politique

Entre appels à la « clarification » face au RN et mode de désignation du candidat, la tension revient chez les LR, malgré « un bilan positif » des municipales

Les sénateurs LR ont débriefé des municipales jugées réussies dans les villes moyennes, malgré les défaites de Paris et Lyon. Reste le cas de Nice, où Bruno Retailleau n’a pas appelé à battre Eric Ciotti, allié au RN. La sénatrice LR Dominique Estrosi Sassone, présente sur la liste de Christian Estrosi, dénonce « l’absence de clarification de (sa) famille politique ». Le bureau politique de ce mardi soir devrait permettre quelques franches explications…

Le

France Presidential Election
10min

Politique

LR, PS, RN, LFI,… objectif 2027 : que révèlent les chiffres des municipales ?

À un an de la présidentielle, les résultats des élections municipales offrent un premier aperçu des forces et faiblesses des principaux partis, sans pour autant prédire ce que va donner la bataille pour 2027. Entre ancrages locaux solides et fragilités stratégiques, la droite (LR), la gauche (PS, LFI), le centre et l’extrême droite (RN) dessinent un paysage fragmenté et incertain, où chaque camp commence déjà à se positionner pour 2027.

Le

« Gilets jaunes » : « Il faut arrêter de dire : c’est le 6 février 34 » estime Roger Karoutchi
5min

Politique

Accord LFI-PS : les sénateurs socialistes appellent à un changement de ligne de la part d’Olivier Faure

Après les résultats en demi-teinte des socialistes aux élections municipales, la position d’Olivier Faure est fragilisée. Le bureau national du PS, mardi soir va tourner au règlement de compte. Lors de la réunion de groupe des sénateurs PS, ce matin, plusieurs élus ont invité le premier secrétaire à tirer les conséquences de l’échec global des alliances avec LFI.

Le