Gilets jaunes : « La situation est grave » affirme Ségolène Royal
Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, appelle une nouvelle fois à la suppression de la taxe sur les carburants à la veille d’une nouvelle manifestation des gilets jaunes à Paris.

Gilets jaunes : « La situation est grave » affirme Ségolène Royal

Invitée de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, l’ancienne ministre de l’environnement, Ségolène Royal, appelle une nouvelle fois à la suppression de la taxe sur les carburants à la veille d’une nouvelle manifestation des gilets jaunes à Paris.
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Par Yann Quercia

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A la veille d’une nouvelle manifestation à Paris, Edouard Philippe doit recevoir une délégation de gilets jaunes aujourd’hui à 14h à Matignon, pour tenter de calmer la colère. Ségolène Royal demande un geste au Premier ministre à l’occasion de ce rendez-vous et appelle une nouvelle fois à la suppression de la hausse de la taxe sur les carburants : « Je pense que la situation est grave. Il n’y a aucun problème à retirer une réforme qui est mauvaise et là on a le sentiment que le gouvernement ne veut pas reculer. La politique, c’est d’être capable d’écouter les conséquences de ses actes et ce n’est pas grave si des décisions paraissent mal adaptées, mal comprises, inefficaces et injustes. Il vaut mieux le réaliser plutôt que d’attendre la révolte à laquelle on assiste. »

L’ancienne ministre souligne qu’il aurait été préférable de taxer le fioul lourd ou les billets d’avion : « Ce sera la fin de la taxe carbone si elle est abusive, injuste et insupportable. Ce n’est pas la taxe carbone qui a été votée mais un prix de la taxe carbone (…) Il aurait été plus malin de dire on va prendre un centime sur les billets d’avion et un centime sur le fioul lourd et faire contribuer ceux qui ne contribuent pas. »

Elle conclut en soulignant l’incohérence du gouvernement dans sa stratégie énergétique: « La stratégie bas carbone c’est surtout les économies d’énergie et la réinjection dans l’économie du rendement de la taxe carbone. (…)Le gouvernement a rabaissé le crédit d'impôt de transition énergétique. Il a privé les Français et les territoires de faire des économies d'énergie. »

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