Gilets jaunes : « Le Sénat devrait porter la voix du peuple » selon Éliane Assassi
Ce matin, avant l’ouverture des débats sur le projet de loi de finances 2019, Éliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis, a effectué un rappel au règlement. La sénatrice, Présidente du groupe communiste, a appelé les parlementaires à suspendre les débats d’un budget « qui n’apporte pas de réponse et accroît les souffrances humaines. »

Gilets jaunes : « Le Sénat devrait porter la voix du peuple » selon Éliane Assassi

Ce matin, avant l’ouverture des débats sur le projet de loi de finances 2019, Éliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis, a effectué un rappel au règlement. La sénatrice, Présidente du groupe communiste, a appelé les parlementaires à suspendre les débats d’un budget « qui n’apporte pas de réponse et accroît les souffrances humaines. »
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ce matin, avant la reprise des débats sur le budget 2019, Éliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis, a demandé la parole au Président Larcher pour un rappel au règlement. La sénatrice déclare que les parlementaires « ne peuvent pas continuer leurs travaux » dans les conditions de violences qu’a connues la France ce week-end. La sénatrice rappelle qu’elle « condamne ces violences sans précédent » et se déclare « choquée ».

« Ces violences ne doivent pas faire oublier le message : augmentation du pouvoir d’achat »

La sénatrice communiste rappelle les propositions avancées par son groupe, notamment le rétablissement de l’impôt sur la fortune, proposé par Éric Bocquet la semaine dernière, la taxation des multinationales et des GAFA (Google Apple Facebook Amazon, les géants du Web). Ces deux dernières mesures devant permettre une augmentation de 200 euros du SMIC.

« Le peuple de France réclame la justice sociale maintenant »

Éliane Assassi exhorte ses collègues à « ne pas être complices des choix du Président de la République et du gouvernement. » Elle est toutefois consciente que les sénateurs font partie « de cette représentation nationale dont se méfient les citoyens. » Le Sénat doit « envoyer un signal à ceux qui souffrent » en refusant de continuer à débattre d’un « budget qui accroît les souffrances humaines. »

Pour finir, la sénatrice demande au Président Larcher de réunir une conférence des Présidents de groupe pour adresser un message au Premier ministre, qui recevait aujourd’hui les représentants des partis politiques. Il faut « exiger des engagements concrets du Premier ministre », dans le cadre d’une « crise sociale et institutionnelle. »

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le