Gilets jaunes : les annonces d’Édouard Philippe pour revenir au « dialogue »
Dans une allocution d’une dizaine de minutes, Édouard Philippe a confirmé la suspension pour une durée de 6 mois de la hausse de la taxe sur les carburants, de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et de la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité. 

Gilets jaunes : les annonces d’Édouard Philippe pour revenir au « dialogue »

Dans une allocution d’une dizaine de minutes, Édouard Philippe a confirmé la suspension pour une durée de 6 mois de la hausse de la taxe sur les carburants, de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et de la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité. 
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Après s’être entretenu avec les députés LREM ce matin, Édouard Philippe a, « dans un souci d’apaisement » donné des gages aux « gilets jaunes » et au Français. « Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la Nation » a indiqué Édouard Philippe avant de rappeler « que depuis le début du mouvement, quatre de nos compatriotes ont perdu la vie. C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de suspendre « trois mesures fiscales » qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier 2019 : la hausse des taxes sur les carburants (TICPE), la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence, « et enfin pour les professionnels, l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gasoil des entrepreneurs non routiers, (GNR).

Ce moratoire est destiné « à identifier et mettre en œuvre, durant ce laps de temps, des mesures d’accompagnement justes et efficaces ». Il a néanmoins ouvert la porte à une annulation de ces taxes. « Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences »

Édouard Philippe a également annoncé la suspension des nouvelles modalités du contrôle technique et de l’augmentation des tarifs du gaz et de l’électricité.

Une concertation locale sur la transition écologique et la justice sociale se tiendra du 15 décembre au 1er mars. Le gouvernement se dit « prêt » à « améliorer » et « compléter » les « mesures d'apaisement » dévoilées par l'exécutif, comme par exemple « une prime mobilité dans les territoires ruraux.

« Le gouvernement a fait des propositions. Peut-être sont-elles insuffisantes, ou inadaptées. Les solutions doivent être différentes dans les grandes villes et les campagnes. Parlons-en, améliorons-les. Complétons-les. J'y suis prêt » a-t-il affirmé dans une forme de mea culpa

Toutefois, le Premier ministre a prévenu. « Si les impôts baissent, il faudra que les dépenses baissent »

Alors qu’un acte IV de la mobilisation des « gilets jaunes » se prépare samedi prochain, Édouard Philippe en a rappelé les règles. « S’il y a une nouvelle mobilisation samedi. Elle doit être déclarée et elle doit se dérouler dans le calme ». « Tous les Français ont le droit de manifester (…) mais tous les Français ont aussi le droit à la sécurité (…) le gouvernement n’accepte pas les violences (…) Ce sont les impôts des Français qui seront utilisés pour réparer les dégâts et pour indemniser ».

« C’est maintenant le temps du dialogue » a-t-il conclu.

 

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