Gilets Jaunes : « Les annonces vont dans le bon sens » pour Patrick Kanner
Patrick Kanner a estimé ce soir sur Public Sénat que les annonces d’Emmanuel Macron allaient dans le bon sens tout en regrettant que le Président ait été pyromane pendant 18 mois et désormais pompier.

Gilets Jaunes : « Les annonces vont dans le bon sens » pour Patrick Kanner

Patrick Kanner a estimé ce soir sur Public Sénat que les annonces d’Emmanuel Macron allaient dans le bon sens tout en regrettant que le Président ait été pyromane pendant 18 mois et désormais pompier.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après 10 jours de silence, Emmanuel Macron s’est exprimé. Le Président a décrété « l’Etat d’urgence économique et social ». Le Smic sera augmenté de 100 euros dès 2019. La hausse de la CSG sera annulée pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros par mois. Un grand débat sera lancé dans le pays. Patrick Kanner estime que ces annonces vont dans le bon sens : « En termes de tonalité, d’annonces, je lui donne acte d’effort de compréhension sur cette colère immense qui s’est manifestée et qui avait été sous estimée. Il y a beaucoup d’annonces qui vont dans le bon sens mais ça ne va pas encore assez loin. »

Le sénateur socialiste se félicite de la hausse de 100 euros du SMIC et mais prévient : « Il faudra assumer cette hausse sur un plan économique mais il a compris que donner plus de pouvoir d’achat aux smicards c’est encourager l’économie réelle. Le socialiste que je suis ne peut pas être opposé à cette mesure. »

Patrick Kanner regrette ce mea culpa et parle d’Emmanuel Macron comme un pompier pyromane : « Sur la CSG, il y a une prise de conscience qu’on demandait un effort insurmontable aux retraités. Le sentiment que j’ai globalement c’est que les 18 premiers mois ont été les mois d’un pyromane et la le pompier arrive. »

Enfin le sénateur regrette la caducité du budget qui sera voté demain par le Sénat : « Je le souhaite pour la France (…) Il y a une inquiétude concernant le Budget 2019. Ce budget est de fait insincère. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Gilets Jaunes : « Les annonces vont dans le bon sens » pour Patrick Kanner
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le