« Gilets jaunes »: les autorités s’attendent à une mobilisation « plus forte »
À la veille de l'acte 9 des "gilets jaunes" samedi, les autorités s'attendent à une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente partout...

« Gilets jaunes »: les autorités s’attendent à une mobilisation « plus forte »

À la veille de l'acte 9 des "gilets jaunes" samedi, les autorités s'attendent à une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente partout...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

À la veille de l'acte 9 des "gilets jaunes" samedi, les autorités s'attendent à une mobilisation "plus forte" que la semaine précédente partout en France, selon le préfet de police de Paris et le patron de la police nationale.

Sur l'ensemble du territoire, "nous anticipons le fait qu'on puisse revenir à un niveau de mobilisation qui se situe avant les fêtes de Noël", a estimé vendredi le directeur général de la police nationale (DGPN) Éric Morvan sur France Inter.

Dans la capitale, "nous pensons que la mobilisation sera plus forte que samedi dernier d'une part et que le comportement au sein des groupes qui seront présents sera marqué par plus de radicalité, plus de tentations de violences", a déclaré le préfet de police de Paris Michel Delpuech sur CNews.

Le 5 janvier, la contestation sociale des "gilets jaunes" avait rebondi après une baisse de la mobilisation pendant les fêtes: 50.000 manifestants avaient été recensés par les autorités, dont 3.500 à Paris.

L'acte 8 à Paris a aussi été marqué par les violences, entre l'intrusion de manifestants dans le ministère de Benjamin Griveaux avec un engin de chantier et les images de l'ex-boxeur Christophe Dettinger frappant des gendarmes.

Des
Des "gilets jaunes" devant l'Institut de France, le 5 janvier 2019 à Paris
AFP/Archives

"Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements de plus en plus violents", qui sont le fait de "petits groupes", a commenté M. Delpuech. Ils ciblent, selon lui, "d'abord les lieux de pouvoir".

Le préfet a confirmé le dispositif de sécurité exceptionnel prévu samedi, qui va retrouver son niveau de la mi-décembre. Sur les 80.000 policiers et gendarmes mobilisés annoncés dans toute la France, "5.000" seront à Paris avec "14 véhicules blindés sur roues de la gendarmerie". Le 15 décembre les autorités avaient recensés 66.000 manifestants en France.

Face à l'imprévisibilité des participants, qui comme chaque samedi depuis deux mois n'ont pas déclaré de parcours pour leur manifestation (sauf le 5 décembre), l'objectif des forces de l'ordre reste "de quadriller, être mobile, être réactif, interpeller très vite dès que des dérapages se produisent", a détaillé le préfet.

Pour cela, des "détachements d'intervention rapide", notamment composés de fonctionnaires des brigades anticriminalité (BAC), doivent sillonner la capitale.

Un ancien boxeur professionnel s'en prend à des gendarmes mobiles sur la passerelle Senghor à Paris, le 5 janvier 2019
Un ancien boxeur professionnel s'en prend à des gendarmes mobiles sur la passerelle Senghor à Paris, le 5 janvier 2019
AFP

Policiers et gendarmes ont pour consigne de procéder à des "contrôles en amont", pour "identifier les personnes qui viennent en portant dans leur sac des armes par destination", mais aussi "les objets de protection qui marquent une volonté offensive", comme les "gants à coques", a détaillé M. Delpuech.

Concernant les engins de chantier, le préfet a expliqué avoir donné des consignes pour limiter leur présence sur la voie publique lors d'une réunion avec la mairie de Paris jeudi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le