« Gilets jaunes »: Macron « a donné un permis de casser aux casseurs », dénonce Retailleau
Emmanuel Macron "a donné un permis de casser aux casseurs", a dénoncé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau lundi...

« Gilets jaunes »: Macron « a donné un permis de casser aux casseurs », dénonce Retailleau

Emmanuel Macron "a donné un permis de casser aux casseurs", a dénoncé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau lundi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Emmanuel Macron "a donné un permis de casser aux casseurs", a dénoncé le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau lundi auprès de l'AFP, comparant les violences samedi à Paris à un "Notre-Dame-des-Landes sur les Champs-Elysées".

"Il faut dénoncer la responsabilité du président de la République dans cette affaire. La réalité est qu'il a donné un permis de casser aux casseurs. C'est à Notre-Dame-des-Landes qu'est née cette autorisation de casser, et le fait implicite qu'en France on pouvait obtenir gain de cause par la violence", a accusé le sénateur, en allusion à l'abandon en janvier 2018 du projet d'aéroport près de Nantes contesté par des zadistes.

"Voir les Champs-Elysées saccagés, les commerces pillés, les voitures de policiers et de gendarmes attaquées... c'est Notre-Dame-des-Landes sur les Champs-Elysées", a-t-il insisté.

"Ce qui est grave c'est que le gouvernement ne peut pas se cacher derrière un +je ne savais pas+. La semaine dernière moi-même, j'avais eu un certain nombre de renseignements, vos confrères aussi, qui prévoyaient justement que le week-end serait chaud", a continué M. Retailleau.

"Le gouvernement est doublement coupable. D'une part de ne pas avoir prévu ces violences alors qu'il avait toutes les informations pour se préparer, et surtout après des semaines et des semaines il est incapable de rétablir l'autorité de l'Etat", a-t-il ajouté.

A l'origine de la proposition de loi "anticasseurs" votée au Parlement mais qui fait l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel, M. Retailleau estime que son application dès samedi aurait eu un double effet "préventif et répressif".

"Le dispositif préventif aurait permis de faire des fouilles plus approfondies pour confisquer un certain nombre d'armes par destination. On aurait pu interdire de manifester ceux qui sont connus des services et qui régulièrement dans des manifestations violentes s'illustrent par leur faits d'armes", a-t-il dit.

"Il y a surtout l'aspect répressif. Le fait que l'on transforme en délit le fait de se dissimuler le visage, c'est fondamental. Ça aurait permis là encore d'interpeller directement ceux qui venaient cagoulés", a-t-il développé.

Ereinté par l'opposition, l'exécutif promet de nouvelles mesures sécuritaires dès lundi pour pallier les "dysfonctionnements" apparus lors du saccage samedi des Champs-Elysées qui a relancé la crise des "gilets jaunes" dont Emmanuel Macron voulait sortir par le grand débat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le