« Gilets jaunes »: Macron appelle à « l’ordre », Philippe dénonce « des gestes antisémites »
Emmanuel Macron a appelé dimanche à "l'ordre et à la concorde", au lendemain d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes",...

« Gilets jaunes »: Macron appelle à « l’ordre », Philippe dénonce « des gestes antisémites »

Emmanuel Macron a appelé dimanche à "l'ordre et à la concorde", au lendemain d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes",...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a appelé dimanche à "l'ordre et à la concorde", au lendemain d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes", marquée par quelques échauffourées, Édouard Philippe promettant également la sévérité face à une "violence inouie" et à "des gestes antisémites en plein Paris".

"C'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde. Notre pays a besoin de ça. Il a besoin de concorde, d'unité, d'un engagement sincère pour des causes collectives fortes et il faut apaiser les divisions", a déclaré le chef de l'État lors de son déplacement au Tchad.

Dans une allusion aux débordements, Emmanuel Macron a ajouté qu'"il est évident que les réponses judiciaires les plus sévères seront apportées", interrogé par BFMTV.

Dimanche matin, intervenant devant des femmes tchadiennes à N'Djamena, M. Macron, interrogé sur le réchauffement climatique, a reconnu qu'il s'était lui-même "parfois trompé en pensant qu'on pouvait aller très très vite".

"On ne peut pas opposer générations actuelle et future", a-t-il dit. "Il faut arriver à faire une vraie transition, il faut qu'on puisse consommer, se loger, se chauffer différemment, il faut des solutions beaucoup plus locales".

"Il est plus intelligent de passer par des initiatives locales que de faire la même loi pour tout le monde", a-t-il ajouté.

L'introduction d'un Referendum d'initiative locale (RIC) est l'une des revendications des gilets jaunes.

Le Premier ministre a lui fustigé dimanche dans un message posté sur Twitter "un simulacre de décapitation du chef de l'État... Des agressions d'une violence inouïe contre des policiers... Des gestes antisémites en plein Paris...".

Au cours de l'"acte VI" des "gilets jaunes", des débordements ont été observés : aux Champs-Élysées, des motards de la police ont été brièvement pris à partie par des manifestants, qui fait tomber une de leurs motos et jeté des pavés et trottinettes. L'un des policiers a brièvement dégainé son pistolet.

Plus tôt dans la matinée, sur la touristique butte Montmartre de la capitale, une vingtaine de manifestants ont entonné sur l'air du chant des Partisans la "chanson de la quenelle" de Dieudonné M'Bala M'Bala, condamné en 2017 pour des propos antisémites. Et vendredi soir, un pantin à l'effigie du président Emmanuel Macron avait été décapité lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Angoulême.

"Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales", a ajouté dans son message le Premier ministre.

À trois jours de Noël, la mobilisation des "gilets jaunes" a fortement baissé samedi, de près de moitié par rapport à la semaine précédente, avec près de 40.000 participants dans divers défilés, barrages routiers et blocages aux frontières, parfois avec des heurts.

À Paris, la préfecture a dénombré dans la capitale 2.000 manifestants, contre près de 4.000 à son maximum samedi dernier.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le