« Gilets jaunes »: Macron dit qu’il tirera « des conséquences profondes » du grand débat
Le président français Emmanuel Macron a affirmé dimanche au Caire qu'il tirerait "des conséquences profondes" du grand débat,...

« Gilets jaunes »: Macron dit qu’il tirera « des conséquences profondes » du grand débat

Le président français Emmanuel Macron a affirmé dimanche au Caire qu'il tirerait "des conséquences profondes" du grand débat,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président français Emmanuel Macron a affirmé dimanche au Caire qu'il tirerait "des conséquences profondes" du grand débat, censé résoudre la crise née de la contestation des "gilets jaunes", et qui ne se traduira pas seulement par des "mesures techniques".

"Je prends très au sérieux ce moment que nous vivons. Je ne sais pas aujourd'hui ce qu'il donnera. Ce que je sais c'est que j'en tirerai des conséquences profondes", a déclaré le chef de l'Etat au cours d'une rencontre avec la presse au premier jour de son voyage en Egypte.

"Des convictions vont se forger dans les prochaines semaines et mois, qui impliqueront des décisions très profondes dans différents champs, pas uniquement telle ou telle mesure technique. Je le vois comme une nouvelle étape de la transformation du pays", a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs semaines, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues en France vêtues de "gilets jaunes" pour protester contre la politique sociale et fiscale du gouvernement.

Le "grand débat" a été lancé afin de répondre à ce mouvement, qui a été parfois émaillé de scènes de violences.

"Notre pays a besoin de calme et de réflexion", a estimé le président au lendemain de nouveaux rassemblements des "gilets jaunes", même si la mobilisation a été plus faible qu'au début du mouvement avec environ 22.000 manifestants dans toute la France.

"L'objectif du grand débat est de donner un cadre aux colères et contestations. Lorsque les colères se coagulent et deviennent un prétexte à des violences, on ne construit rien en démocratie, on fragilise, on s'affaiblit", a-t-il expliqué au Caire.

Emmanuel Macron aura dans les prochains jours deux nouveaux rendez-vous dans le cadre du grand débat. Il se rendra jeudi dans un lieu qui n'a pas été indiqué et débattra vendredi avec des élus d'Outre-mer, a indiqué l'Elysée.

Le président a plaidé pour la mise en place d'"une forme plus délibérative de la démocratie" en France, qui "est une société très politique". La délibération est, selon lui, "plus féconde" que le recours au référendum, qui "déchire".

"Il y a quelque chose à inventer ensemble" pour "innover sur beaucoup de sujets", et non pour "détricoter ce qui a été fait en 18 mois" depuis le début du quinquennat, a précisé le chef de l'Etat, qui s'est déclaré hostile à une remise en cause de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

"Il faut sortir" de la crise "par une redéfinition du projet français et du projet européen", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le