« Gilets jaunes »: Macron réfute le terme de « répression »
Emmanuel Macron a vivement réfuté jeudi le terme de "répression", utilisé par une intervenante à un débat auquel il participait,...

« Gilets jaunes »: Macron réfute le terme de « répression »

Emmanuel Macron a vivement réfuté jeudi le terme de "répression", utilisé par une intervenante à un débat auquel il participait,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a vivement réfuté jeudi le terme de "répression", utilisé par une intervenante à un débat auquel il participait, pour qualifier l'attitude des autorités face aux "gilets jaunes".

"Je n'aime pas le terme de répression car il ne représente pas la réalité", a déclaré le chef de l'Etat, en jugeant "inacceptable" le fait de l'utiliser.

Il répondait à une jeune agricultrice bio du Var, Alexia Olagnon, qui a déclaré soutenir le mouvement des "gilets jaunes" en tant que militante de la Confédération paysanne, au cours de la rencontre entre le président et 400 personnes à Gréoux-les-Bains (Alpes de Haute-Provence) dans le cadre du grand débat.

Des "gilets jaunes" "sont certainement en train de se faire réprimer à l'extérieur de cette salle (...) La répression, on ne peut pas l'ignorer", a-t-elle dit, provoquant des applaudissements. Face au président, elle a notamment dénoncé le fait que "des militants écologiques se retrouvent en garde à vue pour avoir décroché votre portrait pour le symbole".

Des portraits officiels du président ont été décrochés ces derniers jours dans plusieurs mairies de l'Hexagone pour "dénoncer l'inaction" du gouvernement dans la lutte contre le réchauffement.

"Je vous invite à me présenter des régimes autoritaires et répressifs où ce type de débat est organisé", lui a répondu Emmanuel Macron, en faisant allusion aux réunions du grand débat.

Mais, "depuis plusieurs semaines des gens ont décidé de s'infiltrer et de dénaturer cela (...) Ils ont détruit, menacé, et frappé les forces de l'ordre qui sont chargées de vous protéger". "Partout où il y a de la violence, j'assume que les forces de l'ordre soient en mesure de se protéger et de protéger l'ordre public", a-t-il ajouté.

"Tant que je serai là, la liberté de manifester et l'état de droit seront respectés", a poursuivi le chef de l'Etat, applaudi à son tour par l'assistance.

Les manifestations qui s'enchaînent depuis près de quatre mois pour exiger une meilleure justice fiscale et sociale ont été émaillées de violences qui ont fait plus de 3.000 blessés, dont 2.000 manifestants et plus de 1.300 membres des forces de l'ordre.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Gilets jaunes »: Macron réfute le terme de « répression »
3min

Politique

Sébastien Lecornu annonce un projet de loi fin juillet pour tripler les peines encourues pour diffusion de faux contenus en période électorale

Interrogé par Claude Malhuret (Horizons) sur le risque de prolifération de contenus politiques créés ou modifiés par l’intelligence artificielle durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a annoncé une réponse législative. Selon lui, les « peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives ».

Le

« Gilets jaunes »: Macron réfute le terme de « répression »
3min

Politique

Narcotrafic : Sébastien Lecornu annonce un projet de loi pour durcir les sanctions du délit de corruption passive

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Visit La Fleche Market
6min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : malgré son pourvoi en cassation, est-elle toujours inéligible comme l'affirment plusieurs juristes ?

Condamnée en appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, Marine Le Pen a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle et son intention de former un pourvoi en cassation. En s'appuyant sur une jurisprudence de 1993, certains juristes affirment pourtant que la députée RN est toujours inéligible car ce pourvoi ferait revivre sa peine d'inéligibilité prononcée en première instance. Explications.

Le