« Gilets jaunes »: Marine Le Pen dénonce « une réponse policière »
"On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière", a estimé mardi Marine Le Pen à propos des mesures...

« Gilets jaunes »: Marine Le Pen dénonce « une réponse policière »

"On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière", a estimé mardi Marine Le Pen à propos des mesures...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"On ne répond pas à la souffrance d'un peuple par une réponse policière", a estimé mardi Marine Le Pen à propos des mesures annoncées par le gouvernement après un regain de violences lors de la manifestation de samedi des "gilets jaunes".

"Est-ce qu'il y a des gilets jaunes qui se sont radicalisés? Bien sûr que oui. Ils se sont radicalisés parce que 18 fois de suite ils n'ont eu aucune écoute du pouvoir politique et aucune réponse à leur souffrance", a déclaré à RFI et France 24 la présidente du Rassemblement national.

"On les a radicalisés en ne leur apportant pas de réponses", a-t-elle ajouté, en proposant à nouveau de dissoudre l'Assemblée nationale, avec "le vote préalable de la proportionnelle et du référendum d'initiative populaire".

"La seule sortie de crise possible dans une démocratie, c'est le vote, il n'y en a pas d'autre", a plaidé la députée du Pas-de-Calais.

Elle a encore accusé le gouvernement d'avoir "laissé le désordre s'installer" parce qu'il "a eu le sentiment qu'il tirait un bénéfice électoral à incarner l'ordre face au désordre", et s'est demandé "au bout de combien de manifestations où les casseurs cassent" le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner "va se dire +il faut peut-être que je présente ma démission+".

Outre le limogeage du préfet de police de Paris Michel Delpuech, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l'interdiction de manifester dans les quartiers "les plus touchés", citant les Champs-Elysées à Paris, les place du capitole à Toulouse et Pey-Berland à Bordeaux.

Avant Mme Le Pen, Jordan Bardella, tête de liste du RN pour les élections européennes, s'était également interrogé plus tôt sur BFMTV sur le fait de savoir si le gouvernement n'avait pas "laissé ces individus (les casseurs, ndlr) venir pour essayer de discréditer les revendications" des "gilets jaunes".

Il avait réclamé la dissolution des "milices d'extrême gauche" qu'il juge responsables des violences samedi et qui sont, selon lui, "parfaitement identifiées par (les) services de renseignement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le