Jean-Luc Mélenchon a déclaré dimanche qu'il était "plus que jamais" fasciné par Eric Drouet, un des initiateurs du mouvement des "gilets jaunes", saluant son rôle "tout à fait extraordinaire" dans ce mouvement de contestation.
Le leader de la France insoumise avait exprimé sa "fascination" pour ce chauffeur routier de Melun lors d'un billet publié le 31 décembre sur son blog.
Interrogé dimanche sur LCI pour savoir si cette fascination était toujours d'actualité, M. Mélenchon a répondu: "Bien sûr, plus que jamais aujourd'hui."
"Je suis assez connaisseur des luttes populaires pour savoir que le rôle de M. Drouet est tout à fait extraordinaire. Il pèse sur lui une pression terrifiante et il fait preuve d'un sang-froid total", a ajouté le dirigeant des Insoumis, qui a défilé samedi à Paris aux côtés des "gilets jaunes".
Eric Drouet "fait preuve d'une détermination, d'une acuité du regard qui m'impressionne beaucoup, parce que je sais ce qu'il vit", a développé M. Mélenchon.
"Il est d'une prudence totale à l'égard des politiques et je le trouve très Français au sens de: le gars qui tombe au bon moment et fait ce qu'il a à faire", a-t-il insisté, ajoutant que M. Drouet "désapprouve" les violences entourant les manifestations des "gilets jaunes".
Eric Drouet une figure des Gilets Jaunes le 16 février 2019 à Paris
AFP/Archives
Un mois de prison avec sursis et 500 euros d'amende ont été requis le 15 février contre M. Drouet, jugé pour "organisation de manifestations sans déclaration préalable".
Le 5 juin, Éric Drouet, qui avait appelé en décembre à "entrer" dans l'Elysée, sera à nouveau jugé, mais cette fois pour port d'arme prohibé, un bâton lors de la manifestation du 22 décembre.
M. Mélenchon a par ailleurs réclamé une nouvelle fois dimanche la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui fait partie, selon lui, du "pire gouvernement depuis des décennies" en termes de gestion de l'ordre public.
Interrogée sur l’attentat de Trappes, la ministre Aurore Bergé a annoncé lors des questions au gouvernement du Sénat ce 28 octobre que le projet de loi consacré à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme serait examiné au Sénat le 14 décembre.
C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.
En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député MoDem Marc Fesneau a pointé « les tas de problèmes » liés à la candidature de David Lisnard à la présidentielle alors qu’il est président de l’AMF.