Politique
A une large majorité, les sénateurs ont adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur la simplification de la vie économique. Contre la volonté du gouvernement, le texte supprime les zones à faibles émissions.
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Par Yann Quercia
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Le gouvernement a effectué aujourd’hui un marathon de consultations des représentants des partis politiques, après un week-end marqué par des violences et des débordements lors des manifestations des gilets jaunes. C’est Emmanuel Macron qui a demandé au Premier ministre de trouver des solutions pour tenter d'apaiser la situation alors que certains membres du mouvement songent à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain.
Reçu à Matignon, Nicolas Dupont-Aignan est ressorti seulement deux minutes après le début de son entretien du bureau du Premier ministre. Il souhaitait que sa rencontre puisse être diffusée en live sur Facebook. « La crise de confiance entre les élus de la République et les Français est totale (...) J'ai demandé que mon entretien avec le Premier ministre soit accessible » s’est justifié le député ce soir dans notre émission.
Après les émeutes de Paris qui ont eu lieu samedi dernier, 378 personnes ont été placées en garde à vue, environ quatre fois plus que lors de la précédente manifestation, le 24 novembre. Gilets jaunes radicalisés, casseurs professionnels ou « petits délinquants » les profils demeurent extrêmement variés. Ces violences ont pour conséquences des auditions du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez ce soir à l’Assemblée nationale et demain au Sénat.
Selon Nicolas Dupont-Aignan, il y a « très peu de casseurs » parmi les gilets jaunes et il accuse le gouvernement « d'organisation » de la casse. Il poursuit :« Je connais les gilets jaunes. Le gouvernement a cru qu’il pouvait laisser des casseurs casser (…) Il y a des centaines, des milliers de barrages dans le pays avec des gilets jaunes pacifiques qui n’ont rien à voir avec la casse minable de ce week-end. »
Le député charge ensuite le ministre de l’Intérieur et l’accuse : « Si le gouvernement était plus sévère avec les casseurs, si le gouvernement était plus sévère avec la petite racaille des banlieues qui vient piller, on n’en serait pas là. » Il insiste: « Monsieur Castaner est un pompier pyromane. Je l'accuse gravement d'avoir été, soit cynique, soit incompétent. »
Enfin, le président de Debout la France estime qu’Emmanuel Macron pourrait ne pas à aller jusqu’aux élections européennes : « Je ne sais même pas si le président de la République va aller jusqu'aux européennes, compte tenu de leurs inconsciences, de ce qu'il a fait pendant trois semaines. De cette incapacité à réagir… »