« Gilets jaunes »: Philippe affiche sa « détermination à ramener l’ordre » 
Le Premier ministre a affiché lundi sa "détermination à ramener l'ordre", après plusieurs semaines de manifestations des "gilets...

« Gilets jaunes »: Philippe affiche sa « détermination à ramener l’ordre » 

Le Premier ministre a affiché lundi sa "détermination à ramener l'ordre", après plusieurs semaines de manifestations des "gilets...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre a affiché lundi sa "détermination à ramener l'ordre", après plusieurs semaines de manifestations des "gilets jaunes" émaillées de violences, à l'issue d'une visite aux policiers pris à partie samedi à Paris en marge de l'Acte VI du mouvement.

"Ce débat et le fonctionnement de nos institutions exigent un retour à l'ordre" et "que cessent les provocations", a ajouté devant la presse Edouard Philippe, depuis la préfecture de police où il a rencontré des motards de la police pris à partie samedi par des manifestants.

Ces derniers ont poussé à terre une de leurs motos et jeté des pavés et trottinettes sur les policiers. L'un des policiers a brièvement dégainé son pistolet.

Au cours de son allocution, Edouard Philippe a fustigé chez certains manifestants "ces déclarations parfois empreintes d'antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d'attaquer délibérément les forces de l'ordre".

"Je ne confonds pas ceux qui manifestent de cette façon et ceux qui pacifiquement expriment des revendications", a-t-il toutefois nuancé.

Mais, selon le chef de l'exécutif, "au fur et à mesure qu'il dure ce mouvement se traduit par une radicalisation d'une grande violence".

Outre cet épisode sur les Champs-Elysées survenu samedi, d'autres images ont marqué ce sixième samedi de mobilisation: une vingtaine de "gilets jaunes" ont entonné sur l'air du chant des Partisans la "chanson de la quenelle" de Dieudonné M'Bala M'Bala condamné en 2017 pour des propos antisémites et un pantin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été décapité vendredi soir à Angoulême.

De leurs côtés, de nombreux "gilets jaunes" dénoncent ces débordements, appelant à éviter "l'amalgame" avec leur mouvement contre la hausse des taxes et la baisse du pouvoir d'achat.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
8min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Emmanuel Macron a-t-il tiré un trait sur sa promesse d’une application d’ici la fin de son mandat ?

Après la censure par le Conseil constitutionnel, au mois d'août, d'un texte visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé, lundi, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'avancer sur un texte européen en la matière. Mais l'harmonisation de cette interdiction au niveau des 27 pourrait prendre du temps et contrecarrer le calendrier du chef de l'État, qui en avait fait un engagement de son dernier quinquennat.

Le