« Gilets jaunes »: Richard Ferrand pointe des revendications « disparates »
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pointé mercredi auprès de l'AFP le caractère "disparate" des...

« Gilets jaunes »: Richard Ferrand pointe des revendications « disparates »

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pointé mercredi auprès de l'AFP le caractère "disparate" des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pointé mercredi auprès de l'AFP le caractère "disparate" des revendications des "gilets jaunes", estimant que pour un dialogue, "il faut qu'ils s'organisent" et "portent une parole collective".

"Le Premier ministre a rappelé la détermination du gouvernement, (le ministre de l'Intérieur) Christophe Castaner a fait en sorte que la liberté de circuler, de s'approvisionner en carburant, soit rétablie. Et les choses qui sont mises sur la table sont assez claires", a affirmé M. Ferrand (LREM) au cinquième jour de la mobilisation qui cible principalement la hausse des taxes sur les carburants.

"Ce qui est complexe, c'est le caractère extrêmement disparate à la fois des situations, des groupes divers" et des "sujets de protestation", a poursuivi le député du Finistère.

"Il y a un mélange de souffrance sociale, des inquiétudes et aussi des protestations militantes" et ce n'est simple de "trouver un débouché politique", a poursuivi le président de l'Assemblée.

"On ne peut pas dire: +on va ouvrir le dialogue avec 250.000 compatriotes+", a-t-il poursuivi. "S'ils ont une parole collective à porter, il faut qu'ils s'organisent, il faut qu'ils aillent un peu plus loin dans la formulation de leurs préoccupations (...) et qu'ils organisent leur propre représentativité", a-t-il estimé.

Le président de l'Assemblée s'est dit "sincèrement convaincu" que "les politiques que nous menons porteront leurs fruits". "Mais je sais la relative lenteur des choses. Et des situations appellent des réponses urgentes", a-t-il aussi observé, notant que "tout n'est pas rationnel".

"Ce qui est important, c'est de dire pourquoi on fait les choses, quelles sont les mesures d'accompagnement", comme la prime à la conversion, celles-ci devant "redescendre très vite dans la vraie vie".

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le