France Point presse Michel BARNIER a l INES du Technolac Bourget du Lac
Bourget du Lac Aix Les Bains le 12/09/2024 : Point presse du premier ministre Michel BARNIER a l INES du Technolac au Bourget du lac //ALLILIMOURAD_SIPA.28575/Credit:Mourad ALLILI/SIPA/2409121519

Gouvernement Barnier : un accord se dessine avec 38 ministres, dont 7 Renaissance et 3 LR

La réunion de la dernière chance autour de Michel Barnier aurait abouti à un accord entre les différentes forces politiques prêtes à soutenir le nouveau premier ministre. Les LR aurait accepté de lâcher du lest au profit des macronistes. Michel Barnier rencontre Emmanuel Macron en début de soirée.
François Vignal

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Dans toute bonne négociation, on passe parfois près du précipice, avant de « toper ». Après les tensions de la veille, où l’éventualité que Michel Barnier jette l’éponge a été évoqué, le premier ministre aurait trouvé un accord avec les différentes composantes prêtes à soutenir son action et à entrer au gouvernement.

Un gouvernement paritaire

La réunion qui s’est tenue à 15 heures, à Matignon, autour de Michel Barnier, et présentée comme la réunion de la dernière chance, a rassemblé Gabriel Attal pour les députés EPR, Franck Riester, au nom de Renaissance, Edouard Philippe pour Horizons, Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, Laurent Wauquiez, à la tête des députés LR, le sénateur Hervé Marseille, président de l’UDI et Laurent Hénart, à la tête du Parti radical. Elle aurait accouché d’« un accord ». C’est ce qu’a affirmé Gabriel Attal, lors d’un compte rendu fait aux députés de son groupe Ensemble pour la République (Renaissance), affirme un participant à publicsenat.fr.

On sait que le casting a été source de discorde ces derniers jours, au point qu’Emmanuel Macron a refusé une première ébauche lundi. Cette fois, l’équilibre voulu par le chef de l’Etat a peut-être été trouvé. Selon plusieurs participants et de source parlementaire, l’architecture du gouvernement serait la suivante : 38 ministres, avec la parité, dont 16 ministres de plein exercice parmi lesquels 7 EPR (Renaissance), 3 LR, 2 Modem, 1 Horizons, 1 UDI, 1 divers droite et… 1 divers gauche.

Les LR auraient donc accepté de lâcher du lest pour permettre un accord. Reste à voir les postes. Les LR conserveraient l’Intérieur, selon un participant. Mais un autre souligne qu’aucun nom ou poste n’a été évoqué. La prudence reste de mise. Michel Barnier va rencontrer Emmanuel Macron à nouveau en début de soirée, pour lui soumettre une nouvelle liste.

Michel Barnier « réaffirme ses priorités »

Dans un communiqué, Matignon précise qu’au cours de cet entretien, Michel Barnier « a réaffirmé ses priorités : améliorer le niveau de vie des Français et le fonctionnement des services publics, particulièrement l’école et la santé ; garantir la sécurité, maîtriser l’immigration et faire progresser l’intégration ; encourager nos entreprises et nos agriculteurs et conforter l’attractivité économique de la France ; maîtriser nos finances publiques et réduire la dette écologique ».

« Le Premier ministre a souhaité s’assurer que ce cap était partagé, dans un esprit de responsabilité. Il a insisté sur le dialogue permanent qu’il souhaite instaurer avec l’ensemble des parlementaires, des élus locaux et des forces vives du pays. Après deux semaines de consultations intensives des différents groupes politiques, il a présenté l’architecture et les équilibres de son projet d’équipe gouvernementale », ajoute encore le communiqué, qui confirme que « le premier ministre se rendra en fin de journée à l’Elysée pour proposer au président de la République un gouvernement prêt à agir au service des Français ». La fumée blanche ne semble pas loin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le