Les ministre et secrétaires d’État nommés au gouvernement sans attribution précise ne seront pas "spécialisés", a prévenu jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.
"Seuls les secrétaires d’État rattachés au Premier ministre ont une affectation précise", a expliqué Christophe Castaner, lui-même secrétaire d’État auprès d’Édouard Philippe, chargé des Relations avec le Parlement.
"Tous les autres secrétaires d’État sont rattachés aux ministres et travaillent avec eux sur l'élaboration de leur feuille de route, a ajouté le porte-parole du gouvernement. Mais vous n'aurez pas de secrétaire d’État qui sera spécialisé sur tel ou tel sujet."
Cette absence de fonction précise de certains ministres et secrétaires d’État est conforme aux souhaits exprimés par Emmanuel Macron pendant la campagne. C'est le cas par exemple de Jacqueline Gourault, qui a été nommée mercredi "Ministre auprès du ministre d’État, ministre de l'Intérieur" Gérard Collomb, sans fonction précise.
Composition du gouvernement d'Edouard Philippe
AFP
Ces membres du gouvernement sans attribution "ont vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés", précisait-on à l’Élysée mercredi soir.
Après le premier Conseil des ministres, Christophe Castaner a assumé ce "vrai choix": "Cela permet d'avoir un ministre senior et des secrétaires d’État un peu plus junior", a-t-il avancé.
Outre Jacqueline Gourault, six secrétaires d’État ont été nommés mercredi sans fonction précise. Il s'agit de Sébastien Lecornu et Brune Poirson (rattachés à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique), de Jean-Baptiste Lemoyne (rattaché à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères), de Geneviève Darrieussecq (rattachée à Florence Parly, ministre des Armées), de Julien Denormandie (rattaché à Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires) et de Benjamin Griveaux (rattaché à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie).
Le nouveau gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe, dévoilé mercredi, compte 30 membres, chef du gouvernement compris.
Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus.
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.
La sénatrice centriste Nathalie Goulet demande l’installation d’une commission d’enquête sur les cyberattaques et les fuites de données, qui portent atteinte à la souveraineté numérique du pays. Ces derniers mois, les incidents de ce type se sont accumulés à une fréquence inquiétante.
À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.