Gouvernement Philippe : qui est pressenti à quel poste ?

Gouvernement Philippe : qui est pressenti à quel poste ?

Reportée d’un jour, l’annonce de la composition du gouvernement est imminente. Elle est prévue pour 15 heures. Composer un gouvernement est toujours un savant équilibre. Dans le cas d’Emmanuel Macron, outre la parité promise, il faut un mélange d’élus de droite, de gauche, du centre, de la société civile. Du renouveau, mais aussi de l’expérience. […]
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Reportée d’un jour, l’annonce de la composition du gouvernement est imminente. Elle est prévue pour 15 heures. Composer un gouvernement est toujours un savant équilibre. Dans le cas d’Emmanuel Macron, outre la parité promise, il faut un mélange d’élus de droite, de gauche, du centre, de la société civile. Du renouveau, mais aussi de l’expérience. Pas simple.

Plusieurs noms circulent. On évoque Bruno Le Maire (LR) aux Affaires étrangères. Mais le nom du président du Modem, François Bayou, circule aussi.

Sylvie Goulard pourrait occuper un ministère important. Cette eurodéputée, élue sur une liste Modem en 2009, a soutenu Emmanuel Macron pour la campagne présidentielle.

A la Défense, Jean-Yves Le Drian (PS) pourrait rempiler. Mais NKM rêve du poste. Le premier ministre Edouard Philippe (LR) pourrait préférer voir Le Maire et NKM dans son gouvernement, ce qui pourrait compliquer les dernières tractations pour sa composition.

A l’Intérieur, le nom du sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb (LREM, ex-PS), revient régulièrement.

La Justice pourrait revenir au chiraquien Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture d’En Marche.

A l’Economie, on évoque Anne-Marie Idrac. Cette chiraquienne, ancienne « juppette » – nom donné aux secrétaires d’Etat du gouvernement Juppé – a présidé la RATP et la SNCF.

A l’Education nationale, le nom de Corinne Lepage circule. « L’Education nationale serait un très beau ministère, et ça m’intéresserait énormément » a d’ailleurs affirmé ce matin sur RMC la présidente CAP21 et ancienne ministre de l’Environnement d’Alain Juppé.

A l’Environnement, Emmanuel Macron pourrait peut-être compter sur une belle prise de guerre, avec Nicolas Hulot. Perdant de la primaire écolo face à Eva Joly en 2011, il a renoncé à se présenter à la présidentielle en 2017. Il refuse d’entrer au gouvernement une première fois sous Nicolas Sarkozy. Nommé en 2012 « envoyé spécial pour la protection de la planète » par François Hollande, il refuse à nouveau d’être ministre de l’Ecologie en 2016. Cette fois-ci sera peut-être la bonne.

A la Santé, le député-maire LR Reims, Arnaud Robinet, semble une piste sérieuse.

A l’Agriculture, on parle du sénateur de l’Yonne Jean-Baptiste Lemoyne. Le sénateur LR a l’avantage d’avoir été le premier parlementaire de droite à avoir rejoint Macron, dès la campagne.

La jeune Axelle Tessandier, entrepreneuse, pourrait arriver au Numérique. Nommée délégué d’ »En marche ! » en octobre dernier, cette trentenaire est fondatrice de l’agence de communication digitale créé dans la Silicon valley, AXL Agency.

D’autres noms sont aussi évoqués, comme la sénatrice LR Fabienne Keller, le député Benoist Apparu, tous deux juppéistes, ou encore le député LR Franck Riester. Les ex-députés PS Richard Ferrand, secrétaire général de « La République en marche ! », et Christophe Castaner, pourraient aussi être nommés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le