« Grand causeux, petit faiseux », rétorque Darmanin à Hollande
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a vivement répliqué lundi aux critiques de l'ancien président François Hollande...

« Grand causeux, petit faiseux », rétorque Darmanin à Hollande

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a vivement répliqué lundi aux critiques de l'ancien président François Hollande...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a vivement répliqué lundi aux critiques de l'ancien président François Hollande contre son successeur Emmanuel Macron, en le traitant de "grand causeux et petit faiseux".

"Je crois que M. Hollande est mal placé pour donner des conseils et des notes", a dit M. Darmanin sur France Inter, soulignant qu'il ne revenait pas à un ancien président de s'exprimer de cette manière sur son successeur.

"S'il avait été un bon président, s'il avait été poussé par une politique qui avait servi la France, nous n'aurions pas eu, d'une part, les gilets jaunes, et il aurait surtout pu se représenter à l'élection présidentielle", a ajouté le ministre.

"M. Hollande a été au rendez-vous de l'Histoire lors des attentats. Je lui reconnais ça". En revanche, "du point de vue économique et social, qui me semble être une revendication assez forte des gilets jaunes, on ne peut pas dire que M. Hollande ait été au rendez-vous de l'Histoire", a-t-il regretté.

"Manifestement, le proverbe que j'ai chez moi dans le Nord fonctionne: grand causeux, petit faiseux", a dit le ministre, pour lequel l'ancien président "est désormais un commentateur".

A une auditrice qui lui rappelait que l'actuel président avait été secrétaire général adjoint puis ministre de l'Economie de M. Hollande, il a répliqué: "Heureusement qu'Emmanuel Macron était là pour inventer le CICE", a-t-il déclaré.

Le Crédit d'impôt compétivité emploi (CICE), permettant de baisser les cotisations sociales, a été lancé sous le quinquennat Hollande pour les entreprises employant des salariés à faible rémunération. Il est transformé en baisse de cotisations en 2019.

L'ancien président, qui publie une édition augmentée de son livre "Les leçons du pouvoir", a critiqué dimanche M. Macron dans une interview au Parisien. "À vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le