Grand débat : Alexis Corbière met en garde le gouvernement contre une baisse des services publics
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis se montre dubitatif quant aux conclusions du Grand débat national.

Grand débat : Alexis Corbière met en garde le gouvernement contre une baisse des services publics

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis se montre dubitatif quant aux conclusions du Grand débat national.
Public Sénat

Par Yann Quercia

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Pendant plus de quatre heures, Édouard Philippe a présenté, devant le Sénat, les conclusions qu’il entend donner aux contributions issues du grand débat national. S'en sont suivies des interventions des présidents des groupes parlementaires et des échanges de 30 questions réponses entre les sénateurs et les membres du gouvernement. « Il y a une infantilisation du Premier ministre qui parle lundi, mardi et mercredi mais on ne sait pas ce qu’il dit. On retient seulement que l’on attend que le Président de la République s’exprime » réagit ce matin Alexis Corbière.

Le député reproche à Emmanuel Macron d’être absent des conclusions du Grand débat : « Je n’étais pas favorable à ce Grand débat. Je n’étais pas contre mais c’est la manière dont les choses sont organisées. Si on donne la parole au peuple, c’est au peuple de trancher. Après avoir été très présent, le grand absent c’est le Président de la République. » Il ajoute : « L’atterrissage risque d'être un peu dur si le Président ne propose rien de concret. »

Alexis Corbière se montre inquiet quant aux solutions apportées après le Grand débat : « Ce que proposent Emmanuel Macron et le Premier ministre est qu’il faut moins d’Etat et de services publics. Si la lecture politique qu’ils tirent du mouvement des gilets jaunes c’est qu’il va y avoir moins de services publics : c’est une folie. »

Brexit : « Emmanuel Macron apparaît plutôt comme un passe-plat »

Emmanuel Macron, qui souhaitait une extension courte au 30 juin, a été contraint au compromis. Londres pourra toutefois quitter l’Union européenne avant cette date, dès que son Parlement aura ratifié un accord. Le député LFI se montre favorable à un accord : « Il y a parfois une volonté d’exacerber la situation pour évoquer la décision des Anglais (…) On ne respecte pas la souveraineté des peuples. Il faut trouver un accord »

Pour Alexis Corbière, Emmanuel Macron a été désavoué : « Ce qui me surprend c’est que c’est Madame Merkel qui semble décider dans cette histoire. Emmanuel Macron apparaît plutôt comme un passe-plat et il est ramené à la place qui est la sienne actuellement. Il accepte d’être le numéro deux de l’Europe. »

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