Grand débat : Alexis Corbière met en garde le gouvernement contre une baisse des services publics
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis se montre dubitatif quant aux conclusions du Grand débat national.

Grand débat : Alexis Corbière met en garde le gouvernement contre une baisse des services publics

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis se montre dubitatif quant aux conclusions du Grand débat national.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pendant plus de quatre heures, Édouard Philippe a présenté, devant le Sénat, les conclusions qu’il entend donner aux contributions issues du grand débat national. S'en sont suivies des interventions des présidents des groupes parlementaires et des échanges de 30 questions réponses entre les sénateurs et les membres du gouvernement. « Il y a une infantilisation du Premier ministre qui parle lundi, mardi et mercredi mais on ne sait pas ce qu’il dit. On retient seulement que l’on attend que le Président de la République s’exprime » réagit ce matin Alexis Corbière.

Le député reproche à Emmanuel Macron d’être absent des conclusions du Grand débat : « Je n’étais pas favorable à ce Grand débat. Je n’étais pas contre mais c’est la manière dont les choses sont organisées. Si on donne la parole au peuple, c’est au peuple de trancher. Après avoir été très présent, le grand absent c’est le Président de la République. » Il ajoute : « L’atterrissage risque d'être un peu dur si le Président ne propose rien de concret. »

Alexis Corbière se montre inquiet quant aux solutions apportées après le Grand débat : « Ce que proposent Emmanuel Macron et le Premier ministre est qu’il faut moins d’Etat et de services publics. Si la lecture politique qu’ils tirent du mouvement des gilets jaunes c’est qu’il va y avoir moins de services publics : c’est une folie. »

Brexit : « Emmanuel Macron apparaît plutôt comme un passe-plat »

Emmanuel Macron, qui souhaitait une extension courte au 30 juin, a été contraint au compromis. Londres pourra toutefois quitter l’Union européenne avant cette date, dès que son Parlement aura ratifié un accord. Le député LFI se montre favorable à un accord : « Il y a parfois une volonté d’exacerber la situation pour évoquer la décision des Anglais (…) On ne respecte pas la souveraineté des peuples. Il faut trouver un accord »

Pour Alexis Corbière, Emmanuel Macron a été désavoué : « Ce qui me surprend c’est que c’est Madame Merkel qui semble décider dans cette histoire. Emmanuel Macron apparaît plutôt comme un passe-plat et il est ramené à la place qui est la sienne actuellement. Il accepte d’être le numéro deux de l’Europe. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le