Grand débat : Gérard Larcher annonce un débat sans vote au Parlement en avril
A l’occasion d’un débat organisé par les sénateurs de l’Essonne, entre le Président du Sénat et les maires du département, Gérard Larcher a annoncé qu‘un débat se tiendrait début avril au Parlement.

Grand débat : Gérard Larcher annonce un débat sans vote au Parlement en avril

A l’occasion d’un débat organisé par les sénateurs de l’Essonne, entre le Président du Sénat et les maires du département, Gérard Larcher a annoncé qu‘un débat se tiendrait début avril au Parlement.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est dans cette petite commune de 1228 habitants de l’Essonne, Brières-les-Scellés, que Gérard Larhcer est lui aussi allé à la rencontre des maires ruraux. A l’initiative des sénateurs de l’Essonne, Laure Darcos, Jean-Raymond Hugonet, Jocelyne Guides et Vincent Delahaye, c’est une centaine de maires qui se sont rendus aujourd’hui dans la petite salle des fêtes destinée à accueillir ce débat. 

En représentant des territoires, Gérard Larcher est venu pour écouter mais aussi rappeler l’importance des maires : « Pourquoi les maires gardent la confiance des citoyens ? Car ils sont à portée d’engueulade. » Ce n’était pas un « show » façon Emmanuel Macron même si Gérard Larcher a fait un petit clin d’œil au Président : « Vous remarquerez que je ne retire pas ma veste. » Le Président du Sénat affirme d’ailleurs ne pas vouloir faire de concurrence au Président de la République : « On n’est pas là pour se faire concurrence mais on est là pour essayer de répondre aux attentes du pays. »

Après un discours de vingt minutes et un échange d’un peu plus d’une heure avec les maires sur des thématiques comme les dotations aux communes, les fermetures d’écoles, les déserts médicaux, Gérard Larcher termine avec une annonce forte. Il annonce un débat au Parlement en avril : « Il y aura dans la première décade du mois d’avril un débat au Parlement, sans vote, non pas pour tirer les conclusions mais pour analyser ce débat sur ce qui remonte notamment au travers des témoignages dans les mairies. » Cette décision a été prise lundi avec Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Richard Ferrand.

Gérard Larcher conclut en rappelant l’importance du grand débat mais attend des réponses concrètes au mois d’avril : « Sur ce débat, certains étaient sceptiques mais moi je pense qu’il faut le saisir mais il faut des conditions du débat qui soient objectives et transparentes et c’est un point sur lequel je suis attentif (…) A partir du débat du mois d’avril, il va falloir rentrer dans le concret. »

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le