Grand débat : « Il n’y a que 250 000 personnes qui ont participé » rectifie Laurent Duplomb
Laurent Duplomb, sénateur Les Républicains de la Haute-Loire, était l’invité d’On Va Plus Loin et revient sur les chiffres réels de la participation du grand débat.

Grand débat : « Il n’y a que 250 000 personnes qui ont participé » rectifie Laurent Duplomb

Laurent Duplomb, sénateur Les Républicains de la Haute-Loire, était l’invité d’On Va Plus Loin et revient sur les chiffres réels de la participation du grand débat.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

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Laurent Duplomb fait référence à un article des Décodeurs du Monde, disponible ici.

L’article du Monde reprend d’abord les chiffres de la plateforme granddebat.fr : 506 000 contributeurs auraient apporté près de 2 millions de contributions. Les chiffres sont exacts, mais ne reflètent pas tout à fait la réalité.

506 000 contributeurs : à relativiser

En effet, sur les 506 000 contributeurs, seuls 255 003 ont effectivement répondu à une question, au moins, portant sur l’un des thèmes. Parmi eux, 53 % n’ont répondu qu’à un seul thème et 15,6 % se sont saisis de l’ensemble des thèmes. Ce qui porte à 39 834 le nombre de participants ayant répondu à l’ensemble des thèmes : fiscalité, écologie, démocratie et organisation de l’État.

2 millions de contributions : c’est exact, mais

Tout d’abord, si l’on se base sur le chiffre de 255 003 contributeurs, le chiffre tombe à 569 020. Mais c’est la composition d’une contribution qui est intéressante :

Une contribution comprend des réponses à des questions ouvertes et fermées. Les réponses aux questions ouvertes sont appelées « textes ». Sur les 9,8 millions de textes, 2,6 millions sont des doublons (copiés-collés par leur auteur) et 2,6 millions sont des champs vides. Ce qui porte le nombre réel de textes à 4,5 millions, près de la moitié de ce qui a été annoncé.

Ces chiffres peuvent être mis en parallèle avec ceux d’autres consultations, comme celle sur le changement d’heure, qui a généré plus de 2 millions de contributions (voir ici) ou celle sur l’avenir de l’audiovisuel public, qui a attiré près de 127 000 réponses (voir ici).

Ce qui permet à Laurent Duplomb de déduire que l’opération « n’est pas exceptionnelle » et que, surtout, « c’est peut-être un débat, mais pas un très grand débat ».

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