L'exécutif prendra des décisions "puissantes" à l'issue du grand débat, a affirmé mardi le Premier ministre Edouard Philippe, évoquant par ailleurs sa volonté de "travailler" avec syndicats, patronats et élus locaux pour leur mise en oeuvre.
"Ce travail, il ne sera pas immédiat, il prendra sans doute un peu de temps, si nous voulons construire un compromis démocratique qui nous permet de mettre en oeuvre des solutions puissantes", a déclaré le chef du gouvernement lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.
"Croyez-moi, les solutions que nous voulons mettre en oeuvre, elles seront puissantes", a poursuivi l'ancien maire du Havre, qui répondait au député centriste Bertrand Pancher.
"Nous devons constater ce qui a été dit, fixer les directions, travailler avec les corps intermédiaires et faire en sorte que ce débat inédit permette à notre pays de poursuivre un travail de transformation indispensable au service de nos concitoyens", a-t-il encore dit.
Les termes les plus utilisés dans la thématique "Transition écologique" par les contributeurs du site Granddebat.fr. Analyse de l'AFP en partenariat avec Expert System
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Après deux mois de grand débat pour tenter de sortir de la crise des "gilets jaunes", les députés s'emparent mardi des thèmes de la consultation (transition écologique; fiscalité et dépenses publiques), ainsi que mercredi (démocratie et citoyenneté; organisation de l'Etat et services publics) - sujets sur lesquels ils ferraillent régulièrement. Lors des quatre séquences, chaque groupe politique s'exprimera, avant des questions-réponses avec le gouvernement.
Lundi 8 avril, le gouvernement livrera la synthèse des 1,5 million de contributions des Français.
Mardi 9, le Premier ministre fera une déclaration à la tribune de l'Assemblée, suivie d'un débat sans vote. Même exercice le lendemain devant le Sénat à majorité de droite, qui a opté pour ce format a minima.
Les décisions d'Emmanuel Macron et de son exécutif sont ensuite attendues au plus tôt à partir de la mi-avril. Elles devraient s'étaler jusqu'à l'été, selon le gouvernement.
Les dirigeants européens ont entamé jeudi à Bruxelles les négociations autour du prochain budget de l’UE sur la période 2028-2034. La Commission aimerait trouver un accord d’ici la fin de l’année, avant la tenue des élections dans plusieurs États membres, dont la France. La favorite des sondages, Marine Le Pen, plaide pour une baisse de la contribution française au budget de l’Union. Comment fonctionne le budget de l’Union européenne ? Explications.
Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).