Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier
« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.

Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier

« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la restitution du grand débat ce lundi 8 avril, au Grand Palais, à Paris, certains restent sur leur faim. « L’exercice était très compliqué. Faire une synthèse d’autant de contributions et d’avis, c’est très aléatoire. Donc il s’est passé ce qu’il s’est passé. Les dés étaient pipés. Le gouvernement avait choisi les questions, avait orienté les réponses et Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » selon le sénateur apparenté PS Bernard Jomier, interrogé par Public Sénat.

Alors que le premier ministre a insisté sur l’exaspération fiscale, pour le sénateur de Paris, tout dépend de la manière de poser les choses. « Prenez l’exemple de la fiscalité écologique. Que disent les Français ? Il faut taxer les gros pollueurs, les camions qui passent par le territoire. Vous voyez qu’il ne faut pas poser la question par la taxe mais par la finalité » estime Bernard Jomier.

Le sénateur va plus loin : « Il y a une grande presque malhonnêteté à présenter les choses en permanence comme "la pression fiscale est trop forte, nous allons réduire la pression fiscale" ».

Partager cet article

Dans la même thématique

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le

Municipales: Christian Estrosi et Eric Ciotti attaque et contre-attaque pour la Mairie de Nice
7min

Politique

Municipales dans les Alpes-Maritimes : pourquoi la chute des bastions LR pourrait favoriser un groupe d’extrême droite au Sénat

En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.

Le