Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier
« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.

Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier

« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la restitution du grand débat ce lundi 8 avril, au Grand Palais, à Paris, certains restent sur leur faim. « L’exercice était très compliqué. Faire une synthèse d’autant de contributions et d’avis, c’est très aléatoire. Donc il s’est passé ce qu’il s’est passé. Les dés étaient pipés. Le gouvernement avait choisi les questions, avait orienté les réponses et Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » selon le sénateur apparenté PS Bernard Jomier, interrogé par Public Sénat.

Alors que le premier ministre a insisté sur l’exaspération fiscale, pour le sénateur de Paris, tout dépend de la manière de poser les choses. « Prenez l’exemple de la fiscalité écologique. Que disent les Français ? Il faut taxer les gros pollueurs, les camions qui passent par le territoire. Vous voyez qu’il ne faut pas poser la question par la taxe mais par la finalité » estime Bernard Jomier.

Le sénateur va plus loin : « Il y a une grande presque malhonnêteté à présenter les choses en permanence comme "la pression fiscale est trop forte, nous allons réduire la pression fiscale" ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le