Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier
« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.

Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier

« Edouard Philippe a tiré du grand débat ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » estime le sénateur du groupe PS, Bernard Jomier.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après la restitution du grand débat ce lundi 8 avril, au Grand Palais, à Paris, certains restent sur leur faim. « L’exercice était très compliqué. Faire une synthèse d’autant de contributions et d’avis, c’est très aléatoire. Donc il s’est passé ce qu’il s’est passé. Les dés étaient pipés. Le gouvernement avait choisi les questions, avait orienté les réponses et Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite et, surtout, ce qui correspond à ses opinions » selon le sénateur apparenté PS Bernard Jomier, interrogé par Public Sénat.

Alors que le premier ministre a insisté sur l’exaspération fiscale, pour le sénateur de Paris, tout dépend de la manière de poser les choses. « Prenez l’exemple de la fiscalité écologique. Que disent les Français ? Il faut taxer les gros pollueurs, les camions qui passent par le territoire. Vous voyez qu’il ne faut pas poser la question par la taxe mais par la finalité » estime Bernard Jomier.

Le sénateur va plus loin : « Il y a une grande presque malhonnêteté à présenter les choses en permanence comme "la pression fiscale est trop forte, nous allons réduire la pression fiscale" ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Grand débat : « Les dés étaient pipés, Edouard Philippe en a tiré ce qu’il souhaite » selon Bernard Jomier
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le