Grand débat : « Les plus pauvres demandent justice », affirme Éliane Assassi
La sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis dénonce « les failles » du grand débat national et regrette que dans son organisation cette initiative ait laissé « les oubliés » sur la touche.

Grand débat : « Les plus pauvres demandent justice », affirme Éliane Assassi

La sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis dénonce « les failles » du grand débat national et regrette que dans son organisation cette initiative ait laissé « les oubliés » sur la touche.
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le grand débat national touche à sa fin. Ce jeudi, c’est Emmanuelle Wargon et Sébastien Le Cornu qui rendaient compte de cette initiative devant les sénateurs (lire notre article). Sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis, Éliane Assassi, est loin d’être convaincue. « Je pense qu’il y a des failles dans cette organisation et de facto des oubliés », dénonce-t-elle. La sénatrice n’a « pas le sentiment que beaucoup d’efforts aient été faits, par ceux qui ont initié ce grand débat national, pour qu’il y ait une participation de la jeunesse » et des quartiers populaires.

Pour Éliane Assassi, le grand débat national pose également question sur la forme. « L’omniprésence du président de la République dans le débat national pose quand même une certaine question démocratique », juge-t-elle tout en fustigeant une forme « d’hyper présidentialisation ». À l’instar de ses collègues, la sénatrice CRCE regrette par ailleurs la rigidité des thèmes qui ont été abordés durant le grand débat : « On voit bien que les revendications des gens ne portent pas que sur les quatre thèmes qui ont été imposés par le président de la République ».

« Le président de la République n’a pas pris la mesure de ces revendications et de cette envie qu’avaient les gens d’avoir des réponses immédiates », selon Éliane Assassi et d’évoquer une revendication récurrente : « Le rétablissement de l’ISF ». Elle estime que « les moins riches, voire les plus pauvres, demandent justice et que les plus riches passent à la caisse ». Son avis post grand débat national est sans appel : « La crise démocratique est toujours présente ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France French man goes on trial for alleged torture rapes and pimping of former partner
7min

Politique

Violences sexuelles : quelle réforme pour une meilleure spécialisation de la justice ?

Dans un entretien dans le journal Le Monde, le garde des Sceaux se dit défavorable à une mesure de la proposition de loi intégrale visant à supprimer les cours criminelles départementales et rétablir la compétence des cours d'assises pour tous les crimes sexuels. Une mesure incompatible, selon lui, avec une juridiction spécialisée. Avocats et magistrats insistent, eux, sur une meilleure formation des magistrats, et la dimension pédagogique des procès d'assises, nécessaire pour une meilleure prise en compte de ces crimes par l'ensemble de la société.

Le

Paris: Olivier Faure presentation projet socialiste presidentielle 2027
7min

Politique

Le PS cherche son champion… et surtout le mode d’emploi

Le Parti socialiste a enfin un projet. Son candidat, en revanche, reste introuvable. Réuni ce mardi 30 juin au soir, en Conseil national, le PS tente de sortir de l’impasse présidentielle en demandant… aux militants de choisir comment ils choisiront leur candidat. Primaire ouverte, primaire fermée, double primaire : derrière les subtilités de procédure se joue une bataille bien plus politique, celle du leadership de la gauche sociale-démocrate et, en creux, du rapport de force avec Raphaël Glucksmann.

Le

Paris :  Political leaders leave after a meeting on Iran and Middle East war at Matignon
5min

Politique

Plan Clim : le Rassemblement national détaille son projet à 40 milliards

Dans la foulée d’une semaine de canicule historique à l’origine d’environ 1 000 décès, selon un premier bilan de Santé publique France, le Rassemblement national détaille les mesures de son « Plan Clim ». Au total, les troupes de Marine Le Pen envisagent une enveloppe de 40 milliards.

Le