Grand débat :« Notre instance a réellement été indépendante » déclare Nadia Bellaoui
Invitée de l’émission « On va plus loin », Nadia Bellaoui, garante du grand débat national revient sur la mission des garants ainsi que sur les premières conclusions du grand débat qui a été présenté lundi.

Grand débat :« Notre instance a réellement été indépendante » déclare Nadia Bellaoui

Invitée de l’émission « On va plus loin », Nadia Bellaoui, garante du grand débat national revient sur la mission des garants ainsi que sur les premières conclusions du grand débat qui a été présenté lundi.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement a présenté lundi matin, un premier bilan du grand débat. 1,5 million de personnes y auraient participé et 500 000 connexions auraient été comptabilisées sur le site internet du grand débat. 10 000 réunions locales auraient été organisées (chiffre contesté).

Nadia Bellaoui, garante du grand débat national estime que « les restitutions qui ont été faites sont non seulement fidèles » mais aussi « loyales » : « Elles sont construites à partir de la parole citoyenne qui a été recueillie ».

Et d’ajouter : « Le collège des garants considère que, dans les limites qui ont été les siennes - notamment de temps - ce grand débat a été une expérience démocratique réussie (…) Il a satisfait aux objectifs, aux principes de transparence, d’impartialité, de loyauté ».

La secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement a insisté sur l’indépendance des garants :

« Notre instance a réellement été indépendante (…) Dans le quotidien, nous avons veillé à ce qu’elle le soit (…) Nous avons cherché à nous faire notre propre opinion, en rencontrant des experts, des praticiens, en allant chercher des scientifiques même, pour challenger les prestataires auxquels on avait à faire. On était très conscients de l’importance du rôle qui nous était confié. »

Interrogée sur son bémol émis le matin même durant la présentation au Grand palais, Nadia Bellaoui a été moins directe, sur le plateau d’OVPL. La garante du grand débat avait souligné que « l’hypermédiatisation du président de la République » (plus de 90 heures d’intervention) « avait polarisé l’attention du grand débat » : Au départ, nous avions trouvé très utile que le chef de l’État s’implique dans la médiatisation du grand débat qui avait été un élément important de sa réussite (…) Et, au fur et à mesure nous avons considéré, c’est un commentaire parmi d’autres, que l’hypermédiatisation dont cela faisait l’objet pouvait créer de la confusion dans l’esprit de nos concitoyens sur l’objet réel de ce grand débat (…) Pour l’avenir (…), nous préconisons plutôt (…) que, pendant la tenue du débat lui-même, l’initiateur du débat soit un peu plus en retrait. »

Les cinq garants du grand débat national présenteront ce mardi leur rapport.

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec nadia Bellaoui, garante du grand débat (en intégralité)
08:16

Partager cet article

Dans la même thématique

Grand débat :« Notre instance a réellement été indépendante » déclare Nadia Bellaoui
3min

Politique

« Ce sont des centaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui en train de mourir », alerte ce médecin généraliste installé en Haute-Vienne

En France, neuf millions de personnes vivent dans un désert médical. L’augmentation de ce chiffre ne cesse d’inquiéter les professionnels de santé qui appellent le personnel politique à agir au plus vite, car derrière les statistiques se cache un véritable enjeu sanitaire. Raccourcir les parcours de formation des médecins ? Aller aux devants des patients avec des bus médicalisés ? Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Corinne Imbert et le médecin généraliste Martial Jardel pour en débattre dans l’émission Et la Santé ça va ?.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le