Grand débat : «On va être vigilants» déclarent les Jeunes agriculteurs
Invité de l’émission « On va plus loin », Jérémy Decerle, président des Jeunes agriculteurs, raconte son entretien avec le président de la République, qui recevait ce lundi les dirigeants des principaux syndicats agricoles, dans le cadre du grand débat.  

Grand débat : «On va être vigilants» déclarent les Jeunes agriculteurs

Invité de l’émission « On va plus loin », Jérémy Decerle, président des Jeunes agriculteurs, raconte son entretien avec le président de la République, qui recevait ce lundi les dirigeants des principaux syndicats agricoles, dans le cadre du grand débat.  
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron a reçu lundi à l’Élysée, les dirigeants des principaux syndicats agricoles, à quelques jours du salon de l’agriculture et dans le cadre du grand débat.

« Ça s’est bien passé » raconte sur le plateau d’« On va plus loin », Jérémy Decerle, le président des Jeunes agriculteurs. « Nous avons trouvé un président à l’écoute qui a pris le temps d’entendre nos propositions, nos demandes (…) On a bien sûr évoqué un petit peu en profondeur la loi alimentation et donc les effets qu’elle doit ou qu’elle devra produire. Là-dessus, on a senti un Président déterminé à faire en sorte que chacun des acteurs des différentes filières puisse mettre en place correctement cette loi et respecter du coup, un peu mieux les agriculteurs et les producteurs. On va être vigilants à ce que le président de la République mette en application ce qu’il nous a dit aujourd’hui ».

« Les agriculteurs se sentent persécutés. »

Lors de cet entretien Jérémy Decerle a choisi de faire l’impasse sur le sujet du glyphosate : « Sur la sortie du glyphosate, on en n’a pas fait une affaire d’État. On lui a juste redit que nous, on avait besoin d’accompagnement et un peu plus de reconnaissance sur ce qu’on a déjà fait et sur ce qu’on pourrait être en capacité de faire si on nous laisse, à la fois le temps et qu’on nous donne aussi les moyens (…) Les agriculteurs sont prêts à faire évoluer leurs pratiques pour répondre aux attentes sociétales néanmoins (…) il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Et il faut faire ça avec beaucoup de doigté, beaucoup d’intelligence parce qu’on pourrait aussi prendre le risque, en allant trop vite, de tuer l’agriculture française. »

Jérémy Decerle ne tarit pas d’éloges à propos de Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture : « C’est un ministre qui est volontaire et qui a choisi de défendre correctement les agriculteurs en étant le plus réaliste possible et en ayant un discours de vérité ».

En revanche, le président des Jeunes agriculteurs, est beaucoup plus remonté contre les autres politiques ainsi que les médias, qui, selon lui, alimentent les peurs : « Les agriculteurs se sentent persécutés, se sentent montrés du doigt et en ont un petit peu marre (…) Les médias et les politiques doivent aussi faire passer les bons messages. »

 

Vous pouvez voir et revoir, cet entretien avec Jérémy Decerle, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Jérémy Decerle, président des Jeunes Agriculteurs
08:05

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Olivier Faure – Allocution 1er tour des Elections Municipales
8min

Politique

Municipales : face à la percée de LFI, le PS mène la bataille du « récit » face à Mélenchon, tout en assumant les fusions locales

Alors que le PS a dû multiplier localement les alliances avec LFI pour espérer conserver ses villes, les socialistes récusent l’idée d’une poussée insoumise, soulignant que le PS restera « la première force de gauche » au niveau local. En même temps, le PS assume les fusions avec les listes LFI. Une stratégie que les opposants à la direction d’Olivier Faure jugent « illisible ».

Le

Grand débat : «On va être vigilants» déclarent les Jeunes agriculteurs
4min

Politique

« On surmonte nos rancœurs » : Agnès Evren (LR) défend un mariage de raison entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel pour battre la gauche à Paris

À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.

Le

Grand débat : «On va être vigilants» déclarent les Jeunes agriculteurs
5min

Politique

Municipales à Montpellier : sécurité, gestion des déchets, transports… Que retenir du débat d’entre deux tours ?

A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.  

Le

FRA – LR RETAILLEAU – ELECTION MUNICIPALES 2026
8min

Politique

Municipales : en lâchant Christian Estrosi à Nice, Bruno Retailleau enflamme toute la droite, avec 2027 en ligne de mire

À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.

Le