Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe
Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes,...

Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe

Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes, journalistes), a estimé mardi Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale.

Si les pratiques de la vie politique se sont "considérablement assainies", cette défiance a prospéré sur des "échecs collectifs" comme le "chômage de masse" et "le blocage de l'ascenseur social" mais aussi des "maladresses et des malentendus. Et j’en prends toute ma part", a déclaré le Premier ministre dans son discours tirant les leçons du grand débat devant les députés.

Baisse du pouvoir d'achat par tête depuis la crise économique de 2008, inquiétude de voir ses enfants vivre moins bien que soi, éloignement... après un premier compte-rendu du grand débat lundi, le chef du gouvernement a poursuivi son diagnostic sur les causes de la crise des "gilets jaunes", terme qu'il n'a pas cité.

Né d'un "malaise profond de beaucoup de nos compatriotes", le mouvement "exprime un besoin de considération et de reconnaissance, une volonté d'être associé à la décision au lieu de la subir", a-t-il jugé, après six mois de manifestations hebdomadaires et trois mois de grand débat national.

Avant un discours du Premier ministre devant le Sénat mercredi, cette intervention devant les députés est la dernière étape de conclusion du grand débat avant les premières annonces d'Emmanuel Macron, attendues mi-avril.

Partager cet article

Dans la même thématique

Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe
3min

Politique

« La température est montée jusqu’à 50 degrés sur la façade de l’immeuble » rappelle cette jeune mère de famille de Pantin.

Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.

Le

Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le