Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe
Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes,...

Grand débat: un « mur de défiance » entre les Français et leurs représentant, estime Philippe

Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le grand débat montre qu'un "mur de défiance" sépare les Français de leurs représentants (élus, fonctionnaires, syndicalistes, journalistes), a estimé mardi Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale.

Si les pratiques de la vie politique se sont "considérablement assainies", cette défiance a prospéré sur des "échecs collectifs" comme le "chômage de masse" et "le blocage de l'ascenseur social" mais aussi des "maladresses et des malentendus. Et j’en prends toute ma part", a déclaré le Premier ministre dans son discours tirant les leçons du grand débat devant les députés.

Baisse du pouvoir d'achat par tête depuis la crise économique de 2008, inquiétude de voir ses enfants vivre moins bien que soi, éloignement... après un premier compte-rendu du grand débat lundi, le chef du gouvernement a poursuivi son diagnostic sur les causes de la crise des "gilets jaunes", terme qu'il n'a pas cité.

Né d'un "malaise profond de beaucoup de nos compatriotes", le mouvement "exprime un besoin de considération et de reconnaissance, une volonté d'être associé à la décision au lieu de la subir", a-t-il jugé, après six mois de manifestations hebdomadaires et trois mois de grand débat national.

Avant un discours du Premier ministre devant le Sénat mercredi, cette intervention devant les députés est la dernière étape de conclusion du grand débat avant les premières annonces d'Emmanuel Macron, attendues mi-avril.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le