Grand débat: une garante admet qu’il faudra un « toilettage » des chiffres de restitution
Une des garantes du grand débat, Isabelle Falque-Pierrotin, a admis vendredi qu'il faudra un "toilettage" des chiffres de sa...

Grand débat: une garante admet qu’il faudra un « toilettage » des chiffres de restitution

Une des garantes du grand débat, Isabelle Falque-Pierrotin, a admis vendredi qu'il faudra un "toilettage" des chiffres de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une des garantes du grand débat, Isabelle Falque-Pierrotin, a admis vendredi qu'il faudra un "toilettage" des chiffres de sa restitution, par endroits sous-estimés et par d'autres surestimés.

"Il faut effectivement probablement un petit toilettage des chiffres", a déclaré à RTL Mme Falque-Pierrotin.

Selon la garante, il y a "probablement plus" de participants qu'annoncés aux réunions locales. "Le gouvernement a dit qu'il y avait en moyenne 50 participants" mais c'est "plutôt 70".

Et sur les cahiers citoyens "c'est l'inverse, on a dit peut-être 25 (par cahier, ndlr) en fait c'est peut-être 11 personnes en moyenne", a-t-elle ajouté.

Avec 11 personnes par cahier, le nombre de participants tombe à 234.000, au lieu des 500.000 annoncés par le gouvernement, a calculé FranceInfo.

D'autre part, le cabinet Roland Berger, chargé de la synthèse des contributions, a arrêté son analyse au 22 mars, soit 54% des cahiers citoyens, a encore noté la radio.

Selon la garante, deux tiers des pages des cahiers citoyens ont "déjà" été pris en compte.

Mais la restitution "n'est pas finie" et "on saura tout vers la mi-mai, fin mai", a précisé Mme Falque-Pierrotin, qui juge "convenable" la première restitution.

La restitution finale "sera exhaustive, elle est riche, elle est transparente", a-t-elle dit, assurant qu'il n'y avait "eu absolument aucune pression" de la part de l'exécutif pour restituer rapidement le grand débat.

L'institut Opinionway, chargé d'analyser les contributions à la plateforme en ligne, a été aussi critiqué à propos de sa fiabilité, après que Le Monde eut relevé des doublons dans les réponses. Il s'était défendu en affirmant que les doublons pouvaient être "des réponses identiques faites par des contributeurs différents".

Selon les organisateurs, le grand débat a suscité près de 2 millions de contributions en ligne, plus de 10.000 réunions locales qui ont impliqué près de 500.000 personnes, 630.000 pages numérisées, pour un coût total de 12 millions d'euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Grand débat: une garante admet qu’il faudra un « toilettage » des chiffres de restitution
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Grand débat: une garante admet qu’il faudra un « toilettage » des chiffres de restitution
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le