Grève chez les pompiers : « Les effectifs sont fatigués parce que nos missions explosent » déclare le syndicat de sapeurs-pompiers UNSA SDIS
Invité de l’émission « On va plus loin », Jérôme François, secrétaire général de l'UNSA SDIS, revient sur la grève des pompiers qui a débuté le 26 juin.  

Grève chez les pompiers : « Les effectifs sont fatigués parce que nos missions explosent » déclare le syndicat de sapeurs-pompiers UNSA SDIS

Invité de l’émission « On va plus loin », Jérôme François, secrétaire général de l'UNSA SDIS, revient sur la grève des pompiers qui a débuté le 26 juin.  
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les pompiers sont en grève depuis mercredi 26 juin et ce jusqu’au 31 août. Malgré ce mouvement social, ils interviendront en service réduit. Mais avec cette action, les hommes du feu tiennent à exprimer leur « ras-le-bol ».

« On est victime de notre succès » explique Jérôme François, le secrétaire général de l'UNSA SDIS, un des syndicats de pompiers. « On est un service public qui répond pour tout et en tout temps » et qui colmate souvent « les carences des autres services publics » ajoute le syndicaliste.   

Interrogé sur les violences envers les pompiers, Jérôme François répond en analysant le profil des agresseurs : « Il y a les malades, ceux qui ont une pathologie psychiatrique et qui sont en rupture de traitement (…) On va avoir [aussi] des gens qui vont vouloir nous apprendre notre métier ou qui se comportent un petit peu en consommateur. Et puis la troisième catégorie ce sont des voyous qui nous tendent des traquenards, notamment à certaines dates précises de l’année. On sait que les 13 et 14 juillet sont mouvementés. »

« Une revalorisation des effectifs et des salaires »

Les pompiers réclament aujourd’hui une revalorisation des effectifs et des salaires :

« Aujourd’hui, le problème qui nous préoccupe le plus c’est les effectifs. Dans l’état actuel des choses, les effectifs sont fatigués parce que nos missions explosent ». Et les pompiers en ont marre d’intervenir pour des « missions parasites » « qui ne relèvent pas de l’urgence ».

En septembre prochain, une campagne nationale de sensibilisation sur la sécurité des pompiers, sera lancée : « C’est mieux que rien » estime Jérôme François. « Mais nous, on pense qu’il faut remettre à plat, notamment tout ce système de secours d’urgence aux personnes, à bout de souffle. On le voit, il n’y a plus de toubib dans les villes. Moi, j’ai des enfants. Régulièrement je me retrouve dans les urgences parce que je n’ai pas le choix. Je n’ai pas de médecins. SOS Médecins n’a personne à m’envoyer. Le 15 me dit « Allez aux urgences ». Je me retrouve à contribuer à bloquer les urgences. Parce que toutes les missions non urgentes que l’on fait, tous les gens que l’on va mettre dans nos ambulances (…), on va les déposer à l’hôpital. On engorge les sapeurs-pompiers et derrière on va engorger les urgences. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Jérôme François, secrétaire général de l'Unsa SDIS et pompier (en intégralité)
08:21

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censuré par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le