Le procès en appel pour blanchiment de fraude fiscale de Patrick et Isabelle Balkany a été repoussé à mardi à la demande de leurs avocats, en grève contre le projet de réforme des retraites menaçant leur régime autonome.
La présidente de la cour d'appel Sophie Clément a "suspendu les débats jusqu'à mardi", immédiatement après l'ouverture du procès en appel des édiles.
L'ancien bâtonnier Pierre-Olivier Sur a demandé cette suspension au nom de tous les avocats de la défense, pour pouvoir "aller manifester" contre un projet de réforme qui va "multiplier par deux les cotisations au régime général" et "mettre en danger financièrement plus d'un tiers des avocats" de France.
"Il y aura très peu d'audiences aujourd'hui", a affirmé Me Sur, l'avocat d'Isabelle Balkany, décrivant la détermination des robes noires contre une réforme malmenant la solidarité du régime actuel des avocats, "totalement autonome" et reversant déjà "100 millions d'euros par an" au régime général.
Seule Isabelle Balkany, 72 ans, était présente et a indiqué qu'elle "garderait le silence" pendant les débats.
Evoquant son "épuisement physique et psychologique" dans une lettre lue à l'audience, Patrick Balkany a expliqué qu'il était "incapable d'assister aux débats" et serait représenté par son avocat, comme il en a le droit.
L'ancien baron des Hauts-de-Seine, 71 ans, incarcéré depuis sa condamnation à quatre ans de prison pour fraude en septembre, est très affaibli après plusieurs hospitalisations.
Le couple est soupçonné d'avoir caché 13 millions d'euros d'avoirs au fisc entre 2007 et 2014, notamment deux somptueuses villas, Pamplemousse aux Antilles et Dar Guycy à Marrakech: une affaire devenue "un symbole de l'impunité des puissants" pour l'accusation.
Patrick Balkany en compagnie de son avocat, photographié lors de son procès en première instance le 20 mai 2019
AFP/Archives
Le parquet a fait savoir qu'il ne poursuivrait pas Patrick Balkany pour "corruption" - le tribunal ayant relaxé tous les prévenus de ce délit en première instance - mais cette fois pour "prise illégale d'intérêts", en plus des poursuites pour blanchiment aggravé.
En première instance, le tribunal avait condamné l'édile à cinq ans de prison pour blanchiment, avec incarcération immédiate. Isabelle Balkany s'était vue infliger quatre ans d'emprisonnement, mais sans mandat de dépôt, eu égard à sa santé fragile.
Tous deux avaient été condamnés à dix ans d'inéligibilité et le tribunal avait ordonné la saisie de leurs biens et avoirs, notamment leur moulin à Giverny (Eure).
Si les bons scores de premier tour à Toulouse, Lille et Limoges n’ont finalement pas permis à LFI de conquérir ces villes, le mouvement a réussi son implantation dans les quartiers populaires en gagnant Roubaix (59), Saint-Denis (93) ou Vénissieux (69).
Entre confirmation des ancrages locaux et bascules historiques, le bilan des municipales 2026 révèle une fracture droite-gauche entre les territoires et les grandes villes. Alors que le bloc central et LR s'emparent d’importants trophées comme Bordeaux ou Clermont-Ferrand, à gauche la stratégie d'alliance avec La France insoumise interroge après une série de revers pour le PS et les Écologistes. Néanmoins, Paris, Marseille et Lyon restent aux mains de la gauche.
Les Républicains ou les candidats divers droite s’illustrent ce dimanche par des conquêtes retentissantes, comme à Clermont-Ferrand, Besançon ou Brest, mais qui ne feront pas oublier les revers dans les métropoles de premier plan.
De Rachida Dati à Édouard Philippe, en passant par les figures locales Jean-Michel Aulas et Serge Blanco ou la revenante Catherine Trautmann, les personnalités engagées dans les élections municipales ont connu des sorts bien différents. Avec, au passage, quelques surprises.